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HYÈRES : Véronique BERNARDINI : « Il y avait un vrai rejet du maire sortant »

Véronique Bernardini (DVD) a été élue maire d’Hyères, une large victoire qu’elle attribue au rejet de la gouvernance du maire sortant.

Un vent de changement a soufflé sur Hyères ce dimanche 22 mars 2026. À l’issue du second tour des élections municipales, Véronique Bernardini (Divers Droite) a été largement élue maire de la quatrième ville du Var, mettant fin à douze ans de mandat de Jean-Pierre Giran. Avec 48,83 % des suffrages exprimés, soit 11 399 voix, sa liste « Hyères ensemble avec Véronique Bernardini » a devancé de plus de 28 points celle du maire sortant, qui n’a recueilli que 20,42 % des voix.

« C’est une belle victoire qui vient appuyer une belle campagne », a déclaré la nouvelle élue, contactée par nos confrères d’ICI Provence. Pour elle, ce résultat sans appel est avant tout le symptôme d’une rupture entre les citoyens et l’équipe municipale précédente.

Un maire sortant sanctionné

L’analyse de Véronique Bernardini est claire : le résultat des urnes traduit une profonde lassitude des Hyérois. « Je pense qu’il y a aussi eu un vrai rejet du maire sortant, que ce soit dans sa façon de gouverner ou dans sa personnalité », a-t-elle estimé, se disant surprise non pas par le rejet en lui-même, mais par son « ampleur ». Elle pointe « un manque de concertation, un manque d’écoute » comme les principaux griefs adressés à Jean-Pierre Giran, maire depuis 2014 et actuel président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée.

Un signe de cette défaite cuisante a été l’absence de M. Giran lors de la proclamation des résultats en mairie, un fait noté par la nouvelle maire.

Une alliance avec l’extrême droite qui n’a pas convaincu

Dans l’entre-deux-tours, Jean-Pierre Giran avait tenté une manœuvre politique en fusionnant sa liste avec celle de son ancien adjoint, François Cornileau (UDR, Union des droites pour la République), une formation d’extrême droite. Cette alliance, dénoncée par ses opposants comme une « combine d’une autre époque », n’a manifestement pas réussi à mobiliser l’électorat, le maire sortant réalisant un score inférieur à celui du premier tour.

Proximité et renouveau pour Hyères

Face à ce qu’elle décrit comme une gouvernance verticale, Véronique Bernardini promet de tourner la page. « Les gens ont besoin d’être écoutés et entendus, et de partager des avis », a-t-elle plaidé. Son programme s’articule autour de nouvelles méthodes basées sur « l’écoute, le partage, beaucoup plus de réunions publiques, de la transparence dans la façon d’approcher les sujets ».

Son ambition est de faire de Hyères « une ville où l’on retrouve de la joie », en insufflant une « nouvelle énergie » et en mettant l’accent sur les mobilités douces. Se voulant rassembleuse, elle a adressé un message à tous les habitants : « On sera à leur écoute, je saurai être la maire de tous les Hyérois ».

Résultats détaillés du second tour

Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 58,67 %, soit 23 882 votants sur 40 703 inscrits.

Véronique Bernardini (DVD – « HYERES ENSEMBLE AVEC VERONIQUE BERNARDINI ») : 48,83 % (11 399 voix) – 34 sièges.

Jean-Pierre Giran (DVD – « POUR HYERES ET LES HYEROIS ») : 20,42 % (4 768 voix) – 5 sièges.

Jean-Michel Eynard-Tomatis (RN – « L’AVENIR HYEROIS ») : 16,13 % (3 765 voix) – 3 sièges.

Nicolas Massuco (DVC – « HYERES AVENIR ») : 14,62 % (3 412 voix) – 3 sièges.