PARIS : Stéphane ANTIGLIO : « Nous proposons aux élus un partenariat durable et concret »
La Confédération des Grossistes de France interpelle les nouveaux maires pour bâtir un plan commun en faveur de l’attractivité économique.
Au lendemain des élections municipales, la Confédération des Grossistes de France (CGF) lance un appel solennel aux équipes nouvellement élues pour engager sans tarder un dialogue constructif. L’objectif : définir un plan d’actions commun pour renforcer la vitalité économique des territoires. Représentant un secteur colossal de 160 000 entreprises, un million d’emplois et plus de 900 milliards d’euros de chiffre d’affaires, les grossistes se positionnent comme des partenaires incontournables des collectivités. Ils assurent au quotidien l’approvisionnement des commerces, artisans, restaurateurs, mais aussi des services publics essentiels comme les hôpitaux ou les établissements scolaires.
Une feuille de route commune pour la vitalité des territoires
La CGF insiste sur l’importance des premiers mois de mandat, période durant laquelle les décisions en matière d’urbanisme, de fiscalité ou de logistique fixent un cap durable pour l’investissement et le dynamisme local. Pour accompagner cette phase cruciale, la confédération a formalisé ses attentes et ses propositions dans un manifeste contenant 15 mesures concrètes, destinées à guider l’action des nouvelles majorités municipales.
« Grâce au maillage territorial des grossistes, présents au plus près des besoins des Français, notre secteur contribue directement à la vitalité des communes. En facilitant l’implantation et en favorisant l’activité des entreprises du commerce de gros, les collectivités garantissent à leurs concitoyens des services de proximité, des commerces approvisionnés et contribuent à développer l’emploi local… En tant qu’entreprises engagées et citoyennes, nous proposons aux élus un partenariat durable et concret au service du rayonnement des territoires », souligne Stéphane Antiglio, président de la CGF.
Emploi local et logistique durable au cœur des propositions
Le manifeste de la CGF articule ses propositions autour de plusieurs axes stratégiques, à commencer par l’emploi. Le commerce de gros, employeur de proximité majeur, propose que la commande publique soit davantage mobilisée comme un levier pour les entreprises locales. La confédération appelle également les communes à soutenir activement la formation et la reconversion professionnelle, par exemple via l’organisation de forums des métiers, et à associer plus étroitement les entreprises aux projets d’inclusion et d’insertion sociale.
La logistique urbaine, enjeu stratégique pour l’attractivité d’une ville, fait l’objet de recommandations précises. La CGF plaide pour la préservation de la liberté d’organisation logistique des entreprises, s’opposant à la mise en place d’autorités organisatrices qui imposeraient des ruptures de charge coûteuses. Elle demande également un accompagnement concret dans la décarbonation des flottes, suggérant par exemple d’autoriser la circulation des véhicules Crit’Air 2 jusqu’en 2030. Enfin, un appel est lancé pour une meilleure harmonisation des réglementations de circulation entre les communes limitrophes afin d’éviter la complexité et les surcoûts logistiques.
Sécuriser le foncier et optimiser la fiscalité
La pérennité de l’activité des grossistes dépend directement d’infrastructures adaptées, souvent menacées par la rareté du foncier et la pression immobilière. La CGF recommande donc aux municipalités d’intégrer dans leurs documents d’urbanisme des zones spécifiquement dédiées aux activités logistiques. Pour répondre à l’objectif de sobriété foncière, elle encourage la réhabilitation des friches industrielles pour y accueillir de nouveaux entrepôts et la verticalisation des constructions existantes. Un accès facilité à ces zones, via des infrastructures et des transports publics adaptés, est également jugé fondamental pour attirer et retenir les entreprises.
Le dernier volet concerne la fiscalité et les marchés publics, considérés comme des leviers de compétitivité directe. La CGF invite les communes à une politique fiscale attractive, passant par un allègement des coûts fonciers et une stabilisation des taxes locales pesant sur les entreprises. Concernant les achats publics, elle suggère d’orienter les marchés inférieurs aux seuils légaux vers les grossistes de proximité et d’intégrer systématiquement dans les appels d’offres des critères d’impact social, environnemental et de proximité.
À travers cette main tendue, la Confédération des Grossistes de France réaffirme son rôle d’acteur économique et social profondément ancré dans les territoires. Elle se présente comme un partenaire prêt à collaborer avec les nouveaux élus pour construire une économie locale plus résiliente, durable et créatrice d’emplois.
La CGF, qui rassemble une trentaine de fédérations adhérentes, est l’organisation professionnelle représentative de l’ensemble du commerce de gros en France. Plus d’informations et le manifeste complet sont disponibles sur son site internet : https://www.cgf-grossistes.fr/
via Press Agence.