NICE : Julien PICOT (PCF) : « Nous exigeons le retrait immédiat d’Éric Ciotti et de Christian Estrosi »
La fédération PCF des Alpes-Maritimes exige la démission du député Éric Ciotti et le retrait politique de Christian Estrosi.
Dans un communiqué publié ce mardi 24 mars 2026, la fédération des Alpes-Maritimes du Parti Communiste Français (PCF), par la voix de son secrétaire départemental Julien Picot, lance une offensive politique majeure en exigeant le retrait de deux figures de la droite locale, Éric Ciotti et Christian Estrosi. Le parti dénonce des « pratiques politiques d’un autre temps » et appelle à un retour à la « clarté démocratique ».
Un cumul des mandats jugé « inacceptable »
Le premier visé est Éric Ciotti, député de la première circonscription des Alpes-Maritimes. Le PCF met en lumière sa situation de cumul de mandats, le qualifiant de « désormais également maire ». Pour la fédération communiste, cette situation est « inacceptable », arguant que l’élu « ne peut continuer à confisquer la représentation nationale ».
En conséquence directe de ce constat, le communiqué demande fermement l’organisation « sans délai d’une élection législative dans la première circonscription des Alpes-Maritimes ». L’objectif affiché est de garantir une pleine représentation des citoyens qui, selon les termes du parti, ne doivent pas être « pris en otage par des logiques de cumul et de pouvoir personnel ».
Le « désaveu politique » de Christian Estrosi
Le second volet de cette déclaration concerne Christian Estrosi. Partant du postulat qu’il « n’est plus maire de Nice », le PCF interprète cette situation comme un « désaveu politique » qui doit entraîner des « conséquences claires ».
La demande est sans équivoque : le parti « réaffirme avec fermeté qu’il doit se retirer de la vie politique ». Le PCF cible en particulier son mandat actuel de Premier vice-président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, jugeant que « cette situation n’est pas tenable ». Invoquant la « dignité », la « cohérence » et le « respect des électeurs qui ont rejeté sa politique », Julien Picot exige son « retrait immédiat de ce mandat ».
Appel à une « pratique politique exemplaire »
En conclusion, le message de la fédération communiste se veut un plaidoyer pour un renouvellement des mœurs politiques. « Le temps de l’impunité et du cumul est révolu », martèle le communiqué. Le parti termine en appelant à « une pratique politique exemplaire, respectueuse de la volonté populaire et des principes démocratiques », signant ainsi une prise de position forte sur l’échiquier politique niçois et régional.
via Press Agence.