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MARSEILLE : Renaud MUSELIER : « En Région Sud, pas de raz-de-marée des extrêmes »

Renaud Muselier a réagi aux résultats des municipales, soulignant que la vague du Rassemblement National annoncée n’a pas eu lieu.

Au soir du second tour des élections municipales, qui s’est tenu ce dimanche 22 mars 2026, le Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a diffusé un communiqué de presse pour livrer son analyse des scrutins. Le message principal se veut clair : la percée annoncée de l’extrême-droite ne s’est pas concrétisée et la stabilité politique prévaut dans la grande majorité des communes de la Région Sud.

La stabilité comme tendance de fond

Le Président de Région appuie son constat sur des chiffres consolidés dès la fin du premier tour. « Je rappelle que 825 maires sur nos 946 communes ont été élus ou réélus – soit 87 % », souligne-t-il, avant de conclure : « on ne note pas de percée ou de raz-de-marée de l’extrême-droite ». Cette forte proportion de maires reconduits témoigne, selon son analyse, d’un ancrage local solide qui a fait barrage aux dynamiques purement nationales.

Les métropoles, entre confirmations et regrets

L’analyse se porte ensuite sur les quatre principales métropoles de la région, avec des fortunes diverses pour les forces politiques en présence et leurs alliés.

À Avignon, Renaud Muselier se réjouit de « la victoire d’Olivier Galzi », qu’il qualifie de « bonne nouvelle ».

Concernant Marseille, il prend acte de la reconduction du maire sortant, Benoît Payan, tout en se montrant confiant pour l’avenir de l’intercommunalité : « la métropole restera vraisemblablement dans notre sensibilité politique ». Il insiste sur l’absence de « bouleversement majeur » et sur le fait que « le RN n’a pas pris la ville ». À cette occasion, il adresse un message de soutien à Martine Vassal, la remerciant pour « son combat courageux, contre toutes les tempêtes dans ce scrutin difficile ».

Le bilan est plus amer pour Nice, où Renaud Muselier « regrette la défaite de Christian Estrosi ». Sans entrer dans les détails, il attribue cet échec à un « combat des frères ennemis » qui s’est avéré « défavorable pour le sortant » dans le contexte d’un « territoire très spécifique ».

Enfin, pour Toulon, le ton est à la satisfaction avec la victoire de Josée Massi. Le Président de Région « la félicite très chaleureusement » et attribue son succès à « l’union » qui a su se constituer pour le second tour, démontrant une fois de plus que « la vague RN annoncée depuis des mois n’a pas eu lieu ».

Un revers pour les figures du Rassemblement National

Pour étayer son analyse sur l’endiguement de l’extrême-droite, Renaud Muselier met en avant les défaites symboliques de deux de ses figures de proue dans la région. « Je constate que la porte-parole de Marine Le Pen, Laure Lavalette, et que Franck Allisio, bras droit de Jordan Bardella, ont été sévèrement battus », note-t-il.

Il conclut son communiqué sur une note politique ferme, estimant que ces résultats empêchent une instrumentalisation de ces grandes villes au profit des ambitions nationales du Rassemblement National. « Ces villes ne tomberont pas dans l’escarcelle des lieutenants du Rassemblement National et ne serviront pas la promotion de leurs leaders », affirme-t-il.

via Press Agence.