PARIS : Hervé Novelli : « Les entrepreneurs ne peuvent pas rester spectateurs »
Le Cercle des Entrepreneurs Engagés appelle les entrepreneurs à se mobiliser pour le second tour des municipales face à la montée de l’abstention.
À quelques jours du second tour des élections municipales, qui se tiendra ce dimanche, le Cercle des Entrepreneurs Engagés (CEE) lance un appel solennel aux entrepreneurs, artisans et commerçants de France. Face à une abstention jugée préoccupante au premier tour, l’organisation, présidée par l’ancien ministre Hervé Novelli, exhorte les chefs d’entreprise à exercer pleinement leur responsabilité civique, soulignant l’impact direct des décisions locales sur le tissu économique des territoires. Le message est clair : l’avenir économique se joue aussi dans l’isoloir.
Un enjeu démocratique et économique crucial
Le CEE part d’un constat : trop souvent, les entrepreneurs se tiennent à l’écart de la vie politique locale, non par désintérêt, mais par la force des priorités quotidiennes. « Honorer leurs commandes, payer leurs salariés, développer leur activité », rappelle le communiqué, sont des impératifs qui laissent peu de place à l’engagement citoyen. Pourtant, cette distance est qualifiée d’« erreur », car les choix municipaux conditionnent directement la prospérité des entreprises. Fiscalité locale, politique d’urbanisme, dynamisme du commerce de centre-ville, plans de mobilité ou encore stratégies d’attractivité économique sont autant de leviers actionnés par les élus locaux qui façonnent l’environnement des affaires.
L’organisation met en lumière le danger que représente le « silence démocratique ». L’exemple de Roubaix est cité comme un cas emblématique, avec un taux d’abstention de 62 % au premier tour dans une ville où un actif sur quatre est au chômage. Pour le CEE, ce retrait des citoyens a un coût économique et social, dont les entrepreneurs, commerçants et artisans sont souvent les premières victimes.
La défense de la liberté d’entreprendre
Le Cercle des Entrepreneurs Engagés insiste sur le fait que sa démarche ne vise pas à défendre des intérêts corporatistes, mais des principes jugés fondamentaux pour la société tout entière. Il met en avant trois valeurs cardinales : la liberté d’entreprendre, la reconnaissance de la prise de risque inhérente à la création d’activité, et la confiance envers ceux qui créent de la richesse et des emplois.
Cette prise de parole est motivée par la montée de discours politiques perçus comme hostiles au monde de l’entreprise. Le CEE s’inquiète de voir « certaines forces politiques » considérer « la croissance comme un problème et l’entrepreneur comme un suspect ». Face à cette vision, l’engagement civique devient un acte de défense de l’économie locale et de ses acteurs.
Un appel clair à la mobilisation
L’appel du CEE se veut donc une incitation à l’action. « Les entrepreneurs ne peuvent pas rester spectateurs lorsque l’avenir économique de leur territoire se joue », déclare Hervé Novelli, président du Cercle des Entrepreneurs Engagés. L’organisation ne se contente pas d’inciter au vote, elle érige cet acte en « devoir » et étend la responsabilité des dirigeants à leur entourage professionnel. « Encourager ses salariés, ses associés et ses partenaires à voter est une responsabilité », affirme le communiqué.
Pour guider le choix dans l’isoloir, le CEE propose une règle simple et directe : « ne jamais voter pour quelqu’un qui est contre l’entreprise ». L’organisation conclut en rappelant que le développement des territoires, la vitalité de l’emploi local et le dynamisme économique général dépendent intrinsèquement de l’implication des forces vives de la nation, y compris dans les urnes. Ce dimanche, il est encore temps de se mobiliser.
via Press Agence.