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NICE : Élections municipales – Nice à Vélo interpelle les candidats sur la place du vélo

À quelques jours du second tour, l’association Nice à Vélo interroge les listes sur leurs engagements concrets pour les mobilités actives.

NICE – Dans l’entre-deux-tours des élections municipales, un acteur de la société civile entend peser sur le débat. L’association Nice à Vélo, membre du réseau de la Fédération Française des Usagers de la Bicyclette (FUB), a rendu publiques ce jeudi 19 mars une série de questions adressées aux listes encore en lice, afin de clarifier leurs positions sur l’avenir des mobilités actives dans la capitale azuréenne. L’objectif est de replacer au cœur des discussions des enjeux jugés trop peu abordés durant la campagne du premier tour.

Créée en 2019, l’association Nice à Vélo (https://www.niceavelo.org) milite pour faire de la métropole un territoire où l’usage du vélo est à la fois sûr, pratique et accessible à tous, tout en œuvrant pour une réduction globale de la place de l’automobile en ville.

Un enjeu social et économique majeur

Loin d’être un sujet secondaire, la question du vélo concerne directement la sécurité, la qualité de vie et le pouvoir d’achat de nombreux Niçois. L’association rappelle un chiffre significatif : plus d’un tiers (35 %) des ménages de la ville ne possède pas de voiture. Pour cette part importante de la population, les mobilités actives, que ce soit la marche ou le vélo, combinées ou non aux transports en commun, sont essentielles pour l’accès à l’emploi, aux études et aux services du quotidien.

Malgré cette réalité, Nice à Vélo déplore que ces thématiques aient été largement absentes des débats jusqu’à présent. L’interpellation vise donc à obtenir des engagements précis de la part des futurs élus.

Trois questions clés pour un engagement concret

Forte de ses 300 membres et se faisant l’écho des 877 répondants locaux au Baromètre des villes cyclables, l’association a soumis trois questions prioritaires aux candidats pour le prochain mandat.

La première porte sur la continuité du réseau cyclable. Les listes sont invitées à s’engager sur le maintien des aménagements existants et, surtout, à identifier les trois discontinuités du réseau qu’elles s’engagent à traiter en priorité dans les 100 premiers jours de leur mandat.

La seconde question concerne la sécurité aux abords des écoles. Alors que plusieurs candidats ont promis d’apaiser ces zones, l’association demande de nommer précisément les établissements qui seront priorisés dès la première année pour sécuriser les trajets des élèves à pied et à vélo.

Enfin, le troisième point aborde la gouvernance. Nice à Vélo demande si un élu sera spécifiquement délégué au vélo et aux mobilités actives, et comment le dialogue avec les associations d’usagers sera organisé (fréquence, format, interlocuteurs) pour assurer un suivi efficace des politiques menées.

Des solutions éprouvées et un appel au dialogue

L’association souligne que des solutions efficaces et rapidement applicables existent, citant les exemples de nombreuses autres villes françaises et européennes : traitement des points noirs du réseau, apaisement des vitesses de circulation, création d’aménagements sécurisés et développement d’une offre de stationnement adaptée.

Pour Nice à Vélo, l’efficacité de ces politiques repose sur un dialogue structuré et permanent avec les associations d’usagers, dont l’expertise d’usage est considérée comme indispensable à l’élaboration et au suivi des projets. Le prochain mandat est ainsi qualifié de « décisif » pour transformer les orientations en réalisations concrètes.

Les réponses complètes des listes, ainsi que l’analyse des programmes, sont mises à disposition du public sur les réseaux sociaux de l’association et sur un site dédié (municipales2026.niceavelo.org) pour garantir une information transparente aux électeurs avant le vote.

Vigilance et suivi post-électoral

Quelle que soit l’issue du scrutin, l’association prévient qu’elle restera mobilisée. Elle demandera un rendez-vous à la future équipe municipale dès sa prise de fonction afin de commencer à travailler sur la mise en œuvre des mesures annoncées. Les 100 premiers jours du mandat seront, selon elle, particulièrement déterminants pour évaluer la volonté politique de la nouvelle majorité.

via Press Agence.