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DRAGUIGNAN : Richard STRAMBIO : « La santé des Dracénois n’est pas en péril grave »

En réponse aux alertes sur la décharge du Malmont, Richard Strambio garantit la sécurité de l’eau potable à Draguignan et défend son action.

Le débat politique se crispe autour des enjeux environnementaux dans la commune. Par le biais d’un communiqué officiel diffusé ce mercredi 18 mars 2026, Richard Strambio a tenu à répondre catégoriquement aux récentes déclarations de l’opposition. Le sujet de la discorde se concentre sur l’ancienne décharge du Malmont et ses éventuelles répercussions sanitaires sur la population. Une polémique que l’élu considère comme totalement infondée et motivée par des desseins strictement politiciens.

Une vidéo polémique et des accusations réfutées

L’étincelle de cette nouvelle passe d’armes trouve son origine dans une vidéo publiée le mardi 17 mars par Philippe Schreck. Ce dernier y dénonce une inaction face aux dangers environnementaux que représenterait le site du Malmont. Une sortie médiatique qui a immédiatement provoqué l’ire de Richard Strambio. « Philippe Schreck a encore une fois joué sur la peur en s’adonnant à une myriade de fausses informations concernant la décharge du Malmont », a déclaré l’élu.

Il pointe également du doigt la présence, aux côtés de son opposant, de l’entrepreneur Romain Garcin, qui se présente dans cette séquence comme un lanceur d’alerte. Une posture que Richard Strambio juge purement opportuniste, affirmant que l’homme d’affaires cherche avant tout à « imposer sa société et son offre » qui serait selon lui inexistante. Il ajoute de manière cinglante : « C’est en réalité un Jeff Bezos avec le masque de Greta Thunberg ». L’élu s’étonne par ailleurs de l’éveil écologique soudain de son adversaire politique, soulignant que Philippe Schreck « reconnaît lui-même s’y être rendu plus jeune pour y jeter ses déchets sans se préoccuper de l’environnement ».

Le combat historique contre un projet d’aménagement

Face à ces attaques, Richard Strambio entend rétablir les faits et revendique la paternité du véritable combat pour la préservation sanitaire du secteur. « Le vrai lanceur d’alerte c’est moi », insiste-t-il. Il rappelle à cet effet un dossier complexe impliquant Olivier Audibert-Troin, alors président du Syndicat mixte de l’Argens. Ce dernier envisageait la construction d’un réseau de canaux dont l’aboutissement se situait dans une doline proche de la décharge.

Pour bloquer cette initiative, Richard Strambio détaille ses démarches institutionnelles. Dès l’année 2016, puis avec insistance en 2018 et 2019, ses multiples alertes ont été adressées au préfet, au sous-préfet, à la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, au député Fabien Matras ainsi qu’au Premier ministre de l’époque, Édouard Philippe. L’objectif était de mettre en lumière « les risques potentiels pour la qualité de l’eau à Draguignan et la santé des Dracénois ». Une mobilisation de longue haleine qui a finalement conduit à l’abandon définitif du projet.

Une sécurisation matérielle de l’alimentation en eau

Au-delà de la bataille administrative, le responsable politique met en avant un bilan technique concret pour garantir l’approvisionnement hydrique de sa commune. « J’ai fait rénover les réseaux d’eau potable, j’ai augmenté la capacité de l’usine de traitement des eaux brutes du Pous de l’Eouve, j’ai remis en service la source des Frayères », énumère-t-il pour justifier son action.

Aujourd’hui, il assure que la ressource hydrique est sous haute surveillance grâce à des contrôles quotidiens. Pour démonter l’argumentaire du péril imminent, il précise la provenance exacte des captages actuels, qui reposent sur le forage de Sainte Anne, le canal de Provence et la source des Frayères. Des points de prélèvement qu’il décrit comme étant « très éloignés du Malmont ». Ce maillage territorial permettrait, même lors des intenses périodes de sécheresse, d’éviter toute pénurie d’eau pour les habitants.

Le vide programmatique de l’opposition ciblé

En guise de conclusion, Richard Strambio reproche à Philippe Schreck une posture de contradiction systématique, dénuée de fond. « Un élu d’opposition qui ne fait que s’opposer », résume-t-il.

Il fustige l’absence cruelle de solutions dans les programmes électoraux successifs. Concernant le scrutin de 2020, alors que le sujet de la décharge avait bénéficié d’un important écho dans la presse en juin 2019, il affirme que son adversaire ne proposait absolument rien. Une critique qu’il étend directement à François Gibaud et à son programme en vue des élections de 2026, jugé tout aussi vide sur cette problématique locale. Opposant sa méthode à celle de ses détracteurs, Richard Strambio réitère enfin son propre engagement : « Je resterai, pour ma part, attaché aux faits, à la transparence et à l’action concrète au service des habitants ».

via Press Agence.