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NICE : Arthur LEDUC (CGT Educ’Action 06) : « Face à la menace néofasciste, un sursaut citoyen »

Suite au 1er tour des municipales dans le 06, la CGT Educ’Action dénonce la montée de l’extrême droite et appelle à un front antifasciste.

Dans un communiqué publié ce mercredi 18 mars 2026, trois jours après le premier tour des élections municipales, la section des Alpes-Maritimes de la CGT Educ’Action dresse un bilan sévère et lance un appel à la mobilisation. Le syndicat exprime sa profonde inquiétude face à ce qu’il qualifie de « renforcement de la menace néofasciste » dans le département, illustré par des résultats électoraux jugés « catastrophiques ».

Un constat alarmant dans les Alpes-Maritimes

Selon l’analyse du syndicat, le scrutin a été marqué par deux phénomènes majeurs : une abstention massive et une percée significative de l’extrême droite. La CGT Educ’Action 06 souligne notamment la victoire du Rassemblement National dès le premier tour à Cagnes-sur-Mer et la position de force de ce même camp politique à Nice, où il pourrait remporter la mairie au second tour. D’autres villes du département seraient également concernées par cette dynamique inquiétante.

Pour l’organisation, ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. « Ils sont la conséquence de plusieurs décennies de politiques qui n’ont fait que nourrir la fascisation en cours et préparer l’arrivée au pouvoir des néofascistes du RN et de ses alliés », affirme le communiqué signé par Arthur Leduc, co-secrétaire général. Le département des Alpes-Maritimes est décrit comme un « terrain d’expérimentation de l’union des droites », une stratégie perçue par le syndicat comme « la bascule d’une grande partie des nantis et du patronat dans les bras de l’extrême droite et de leur programme raciste, ultra-autoritaire et pro-capitaliste ».

Les racines d’une colère sociale instrumentalisée

La CGT Educ’Action 06 pointe plusieurs responsables dans cette montée des extrêmes. En premier lieu, « les politiques néolibérales violentes radicalisées par le macronisme » qui, selon elle, « détruisent les solidarités collectives et ne font qu’aggraver la pauvreté et la précarité du monde du travail ». Le syndicat estime que les salariés ont avant tout besoin de « plus de services publics, de sécurité sociale, de droits dans leur travail et d’augmentation des salaires ».

La « dérive autoritaire du pouvoir », jugée incapable d’entendre les revendications sociales et focalisée sur des politiques pro-patronat, est également mise en cause pour sa contribution à la fragilisation de la démocratie, créant un terreau favorable à l’extrême droite. Enfin, le syndicat dénonce « les discours politiques et médiatiques qui ont depuis plusieurs décennies contribué à normaliser l’extrême droite en diffusant constamment des idées sécuritaires et xénophobes ».

Appel au vote et à un front unitaire

Face à ce qu’elle considère comme « un danger mortel pour le monde du travail », la CGT Educ’Action 06 réaffirme son identité antifasciste et son rôle de rempart. Le syndicat lance un double appel. Dans l’immédiat, il exhorte les personnels de l’éducation et l’ensemble des citoyens à se rendre aux urnes pour le second tour afin de « faire entendre leurs exigences d’une autre politique de progrès social, écologique et démocratique et pour battre l’extrême droite ».

Sur le plus long terme, l’organisation appelle à une mobilisation plus large et structurée. « La CGT Educ’Action 06 appelle à la construction collective dans les semaines et les mois qui viennent d’un front antifasciste unitaire le plus large possible capable de mobiliser massivement pour défendre les libertés démocratiques et faire face au danger », conclut le communiqué.

via Press Agence.