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PARIS : Hugo PLAN : « Un changement d’échelle du risq…

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PARIS : Hugo PLAN : « Un changement d’échelle du risque sanitaire lié aux moustiques »

Face au réchauffement climatique et aux maladies vectorielles, le marché de la protection anti-moustiques connaît un essor sans précédent.

Alors que des températures printanières s’installent sur l’ensemble du territoire français en cette mi-mars 2026, les moustiques signent déjà leur retour dans plusieurs régions. En Provence, la chasse à l’insecte a d’ores et déjà commencé, marquant le coup d’envoi d’une saison particulièrement précoce. Cette situation météorologique met en lumière un phénomène qui dépasse désormais largement le cadre de la simple nuisance estivale pour s’imposer comme un défi économique, territorial et sociétal de premier plan.

Le climat, accélérateur d’une crise sanitaire et territoriale

La dynamique biologique de l’insecte est implacable. La remontée soudaine des températures crée des conditions idéales pour l’éclosion des œufs et l’accélération du cycle de développement des larves. À ce redoux s’ajoutent les conséquences directes des récents dérèglements climatiques. Les épisodes d’inondations des dernières semaines, qui ont touché de nombreuses régions françaises, ont laissé dans leur sillage une décrue très lente. Ces innombrables points d’eaux stagnantes constituent des gîtes larvaires exceptionnellement propices à la prolifération.

Au cœur des inquiétudes des pouvoirs publics et des acteurs économiques se trouve le moustique tigre (*Aedes albopictus*). Son expansion territoriale est fulgurante : implanté en France métropolitaine depuis 2004, il a progressivement colonisé le pays pour être désormais présent dans 81 départements. Plus les épisodes de pluies intenses et de chaleurs précoces se multiplient, plus la période d’activité de l’insecte s’allonge. Les conséquences sanitaires sont désormais chiffrées et alarmantes. En 2025, plus de 800 cas autochtones de chikungunya ont été recensés sur le territoire national. Une statistique qui illustre un véritable changement d’échelle du risque sanitaire, avec une progression de la transmission locale de maladies tropicales telles que la dengue, le chikungunya ou le virus Zika.

Un marché en pleine structuration autour des collectivités

Face à cette menace grandissante, la lutte anti-vectorielle s’est transformée en un véritable secteur économique structuré, poussant les collectivités locales à investir massivement pour protéger leurs administrés. Dans ce contexte, l’entreprise Biogents (https://services.hosting.augure.com/Response/c7GlQ/{7446ee0c-3c66-4430-a3a3-b9268c017226}), pionnière et experte depuis plus de vingt ans, s’est imposée comme le numéro un sur le marché français des solutions de lutte contre les moustiques.

Co-dirigée par Hugo Plan, l’entreprise illustre la vitalité d’un marché de la prévention qui s’éloigne des méthodes chimiques traditionnelles pour privilégier l’innovation écologique. La société défend une approche anti-vectorielle raisonnée, qui s’intègre désormais dès la conception des aménagements urbains en lien direct avec les municipalités. Des communes comme Cavalaire-sur-Mer, dans le Var, ou Lamotte-Beuvron, dans le Loir-et-Cher, font figure de précurseurs en déployant, dans une démarche globale, des pièges sans insecticide dont l’efficacité est scientifiquement prouvée.

Des grands événements au grand public : une économie à tous les étages

L’expertise développée par ces acteurs économiques s’exporte et s’applique aux plus hauts niveaux d’exigence. Présente à l’échelle internationale dans plus de 100 pays, l’entreprise a ainsi sécurisé d’importants marchés liés à l’événementiel sportif, un secteur où le risque sanitaire peut avoir des répercussions financières désastreuses. L’installation de 50 pièges dans le Village des Athlètes et de 15 dispositifs au sein de la marina de Marseille lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 a démontré la viabilité à grande échelle de ces solutions. Cette dynamique se poursuit avec le statut de Protecteur officiel du Tour de France pour les éditions 2024, 2025 et la prochaine boucle de l’été 2026.

Cependant, le modèle économique et sociétal de la lutte anti-moustiques repose sur une indispensable co-responsabilité. Si les investissements publics sont cruciaux, le secteur s’appuie également sur un marché de consommation grand public (B2C) en forte croissance. Distribuées en grandes surfaces de bricolage (GSB) et en jardineries, les solutions destinées aux particuliers permettent d’agir à l’échelle individuelle. Les experts du secteur sont unanimes : l’efficacité des investissements portés par les collectivités dépend intrinsèquement de la mobilisation collective. Les dispositifs publics doivent impérativement s’accompagner de gestes de prévention et d’équipements adaptés dans les jardins, les terrasses et les espaces privés afin d’endiguer durablement la prolifération et de limiter l’impact de ce fléau climatique sur la santé publique.