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NICE : Municipales 2026 – La gauche échoue à s’unir pour le second tour

La liste « Unis pour Nice » et celle de Mireille Damiano n’ont pas trouvé d’accord de fusion, malgré leur opposition commune à Éric Ciotti.

À l’approche du second tour des élections municipales à Nice, la tentative d’union des forces de gauche et écologistes a échoué. Dans un communiqué publié ce lundi 16 mars 2026, la liste « Unis pour Nice », conduite par Juliette Chesnel-Le Roux, a officiellement annoncé l’absence d’accord avec les représentants de la liste de Mireille Damiano, à l’issue d’une rencontre qui s’est tenue dans la matinée.

Un constat partagé mais des exigences divergentes

Selon le communiqué, les deux formations politiques partagent pourtant un diagnostic commun et une « évidence » : la nécessité d’une « forte mobilisation des forces progressistes contre Éric Ciotti ».

De même, elles s’accordent sur le fait que le maire sortant, Christian Estrosi, « ne peut en aucun cas incarner le rempart contre l’extrême droite ».

Cependant, cette base commune n’a pas suffi à surmonter les points de désaccord. La rupture a été consommée en raison de requêtes jugées inacceptables par l’équipe de Juliette Chesnel-Le Roux.

« Les demandes des colistiers de Mireille Damiano n’ont pas permis de parvenir à un accord malgré la proximité de nos projets respectifs pour les Niçois », précise le communiqué, qui ajoute : « Nous le regrettons et sommes contraints d’en prendre acte ». Les détails de ces demandes n’ont pas été communiqués.

Appel au vote utile contre l’extrême droite

Face à cet échec, la liste « Unis pour Nice » se tourne directement vers les électeurs et lance un appel solennel en vue du scrutin de dimanche prochain.

Elle invite « les électeurs de gauche dans leur diversité ainsi que les abstentionnistes du premier tour à se mobiliser […] pour exprimer massivement leur opposition à l’extrême droite d’Éric Ciotti en votant pour la liste conduite par Juliette Chesnel-Le Roux ».

Le mouvement met également en garde contre la posture de Christian Estrosi, qui « tente désormais de se présenter comme un bouclier face à celui dont il a fait la carrière ».

Pour les responsables de la liste, « ces manœuvres pour capter l’électorat de gauche ne doivent pas faire illusion ».

En l’absence d’union, « Unis pour Nice » maintient donc sa candidature et se positionne comme le seul vote de gauche capable de peser au sein de la future assemblée municipale.

« Les Niçois ont besoin de conseillers municipaux de gauche pour combattre durant les prochaines années la politique néfaste d’Éric Ciotti et défendre leurs intérêts. Ce sont là nos engagements », conclut le communiqué.