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LEUGLAY : Cyril FLORES : « Les Français exigent des preuves sur la qualité de l’eau »
À Leuglay, à 60 km au nord-ouest de Dijon, un sondage du Groupe BORDET révèle que 52 % des Français paieraient jusqu’à 50 centimes pour purifier l’eau.
À l’approche de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars, une enquête nationale menée par le Groupe BORDET, spécialiste du charbon végétal, met en lumière une attente forte des consommateurs : une eau du robinet de qualité irréprochable, quitte à y consacrer un budget. Le sondage, réalisé en février 2026 auprès de 2 601 personnes, révèle que la confiance n’est plus acquise et que les Français sont prêts à payer pour des garanties concrètes, transformant un service de base en un produit pour lequel la preuve de qualité prime sur le prix.
« Les Français ne demandent pas une promesse de plus : ils demandent des preuves tangibles. La qualité perçue devient un sujet du quotidien, entre goût, confiance et transparence », analyse Cyril Flores, président du Groupe BORDET.
Une confiance qui s’érode nettement
Le constat est sans appel : près d’un Français sur deux (49 %) estime que l’eau du robinet n’est pas d’une qualité optimale. Si 21 % la jugent « très correcte », ils sont nombreux à exprimer des réserves, la qualifiant de simplement « acceptable » (17 %), « limite » (7 %), voire « inquiétante » (8 %). Cette méfiance se traduit par des changements de comportement concrets pour près d’un quart de la population (24 %). Parmi eux, 11 % ont déjà adopté un système de filtration (carafe, filtre, osmoseur), 7 % se sont tournés exclusivement vers l’eau en bouteille, et 6 % réservent l’eau du robinet uniquement à la cuisson.
La qualité de l’eau, une priorité même en temps de crise
Dans un contexte économique tendu, la qualité de l’eau s’impose comme un poste de dépense prioritaire. Interrogés sur leurs sacrifices budgétaires, 18 % des Français se disent prêts à dépenser davantage pour une eau de meilleure qualité. Cet arbitrage place l’eau juste derrière la santé (23 %) et une alimentation plus qualitative (22 %), mais loin devant les loisirs (3 %). Ce chiffre souligne l’importance accordée à cette ressource essentielle, même lorsque 21 % des sondés déclarent devoir réduire toutes leurs dépenses, faute de marge financière.
Un surcoût acceptable, mais conditionné à la transparence
La volonté de payer pour une eau de qualité supérieure est manifeste. 58 % des Français accepteraient de payer jusqu’à 1 € par litre, avec un prix psychologique majoritairement fixé à 50 centimes maximum pour 41 % d’entre eux. Pour un dispositif de filtration, 52 % sont prêts à débourser jusqu’à 50 centimes par litre purifié.
Cependant, ce consentement n’est pas un chèque en blanc. La transparence est la clé pour débloquer cet investissement. En effet, 67 % des répondants accepteraient un surcoût mensuel si la qualité « premium » de l’eau était garantie par des analyses indépendantes et publiques. Parmi eux, 38 % consentiraient à un effort allant jusqu’à 5 € par mois, et 29 % se disent même prêts à dépenser plus de 6 € mensuels.
Des preuves tangibles comme principal levier
Plus que le marketing, ce sont les preuves scientifiques qui convainquent. L’argument principal qui ferait accepter un prix plus élevé est la réduction avérée de contaminants comme les pesticides, les PFAS ou les métaux lourds (25 %). Viennent ensuite l’amélioration du goût et de l’odeur (18 %) et la transparence totale sur la composition et les tests (16 %). Seuls 21 % des Français restent inflexibles, considérant que « l’eau reste l’eau » et ne justifie aucun surcoût.
« Si un Français sur deux se dit prêt à payer jusqu’à 50 centimes par litre pour améliorer la qualité de son eau du robinet, notre ambition va au-delà du prix : nous voulons rendre l’accès à une eau pure et filtrée réellement accessible au plus grand nombre », conclut Cyril Flores.
Fondé en 1860, le Groupe BORDET (https://www.groupebordet.fr) est un acteur industriel français spécialisé dans la valorisation du carbone végétal, notamment pour la filtration et la dépollution de l’eau.