TOULON : Municipales 2026 – Josée MASSI et Magali BRU…
Partager :

TOULON : Municipales 2026 – Josée MASSI et Magali BRUNEL s’engagent pour la cause animale
Après Michel Bonnus, les candidates Josée Massi et Magali Brunel signent la charte de l’association PAZ, scellant l’avenir du zoo du Mont Faron.
La campagne pour les élections municipales de 2026 à Toulon prend une tournure résolument tournée vers le vivant. L’association Projet Animaux Zoopolis (PAZ), qui œuvre pour la défense des intérêts des animaux, a annoncé ce mardi 24 février que deux nouvelles candidates ont officiellement signé sa charte d’engagement. Après Michel Bonnus fin janvier, c’est au tour de Josée Massi et de Magali Brunel de dévoiler leurs intentions concernant la condition animale dans la cité portuaire.
Un consensus sur la fermeture du zoo du Mont Faron
Point d’orgue de ces ralliements : l’avenir du zoo du Mont Faron. Le sujet, porté de longue date par l’association, semble faire l’unanimité parmi les principaux prétendants à la mairie. Les trois candidats se sont en effet engagés à ne pas renouveler le bail du site.
« Toulon ne peut prétendre prendre au sérieux les intérêts des animaux en maintenant un tel lieu archaïque », martèle l’association, qui plaide pour le placement des animaux dans des sanctuaires.
Si la gestion du terrain relève d’un bail locatif avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée, cet engagement politique marque un tournant potentiel pour ce site historique de la ville.
Des divergences sur l’application immédiate
Si l’accord est total sur la question du zoo, des nuances apparaissent dans les feuilles de route des candidates, notamment sur les délais d’application. Magali Brunel a validé 21 mesures de la charte, s’alignant sur une politique stricte : budget dédié, exclusion du foie gras de la commande publique, options végétariennes dans les cantines et transition vers des feux d’artifice silencieux ou alternatifs.
De son côté, Josée Massi, qui a coché 16 mesures, émet des réserves sur ces points précis. Selon PAZ, l’équipe de campagne de la candidate justifie ce positionnement par des contraintes administratives : des marchés publics ont été signés en décembre 2025 pour une durée de quatre ans concernant la restauration scolaire et les festivités. Toutefois, Mme Massi s’est déclarée « ouverte à la réflexion lors de leur renouvellement ».
Rats et pigeons : vers des méthodes non létales
Les trois candidats s’accordent également sur la gestion des animaux dits « liminaires ». Ils promettent d’expérimenter des méthodes contraceptives non létales pour la gestion des populations de rats, en remplacement des raticides classiques. L’association s’appuie sur des données scientifiques soulignant l’inefficacité et la cruauté des anticoagulants, citant notamment des travaux relayés par le documentaire « Les rats des villes » (https://www.arte.tv/fr/).
Concernant les pigeons, PAZ rappelle avoir dû saisir le Tribunal Administratif durant le précédent mandat pour obtenir la transparence sur les méthodes employées, révélant finalement que la Ville ne pratiquait pas l’abattage. Les candidats s’engagent désormais à pérenniser cette approche éthique. De même, ils ont tous pris position contre la pêche au vif et l’empoisonnement halieutique.
Cirques et spectacles : une page se tourne
Autre sujet de friction du mandat 2020-2026 : l’accueil de cirques avec animaux sauvages. L’association déplore que la municipalité sortante ait accueilli le cirque Muller-Zavatta et son hippopotame Jumbo en mars 2024, suscitant l’indignation des défenseurs de la cause animale. Sur ce point, Michel Bonnus, Josée Massi et Magali Brunel ont tous promis de ne plus autoriser de spectacles impliquant des animaux domestiques ou sauvages sur le domaine public municipal.
L’enjeu des feux d’artifice
Enfin, la question des festivités du 15 août reste centrale. Si la ville a expérimenté un spectacle de drones en juillet 2025, les tirs traditionnels perdurent. L’association PAZ pointe les conséquences écologiques et le stress causé à la faune, rappelant des épisodes de mortalité aviaire massive observés ailleurs en France lors de tels événements. Si Magali Brunel et Michel Bonnus se disent prêts à basculer vers des alternatives (feux à bruit réduit ou drones), Josée Massi reste contrainte par les contrats en cours, illustrant la complexité de la transition écologique à l’échelle locale.
L’ensemble des engagements est consultable via la charte de l’association (https://zoopolis.fr/wp-content/uploads/2025/10/Charte-municipales-paz-2026.pdf). Pour PAZ, ces signatures sont une victoire d’étape, mais la vigilance restera de mise quant à la concrétisation de ces promesses une fois les urnes scellées.


