NICE : Julien PICOT (PCF) : « Une commémoration indécente »…
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NICE : Julien PICOT (PCF) : « Une commémoration indécente » après l’hommage d’Estrosi à Jacques Médecin
La fédération PCF des Alpes-Maritimes a vivement dénoncé l’hommage rendu par Christian Estrosi à l’ancien maire Jacques Médecin lors du Carnaval.
Le Carnaval de Nice, rendez-vous emblématique et populaire de la Côte d’Azur, a été le théâtre d’une vive polémique politique ce dimanche 22 février 2026. L’initiative du maire, Christian Estrosi, de rendre hommage à son prédécesseur controversé, Jacques Médecin, a provoqué une réaction indignée de la part de la fédération des Alpes-Maritimes du Parti Communiste Français (PCF).
Dans un communiqué publié le jour même, Julien Picot, secrétaire départemental du PCF06 et numéro deux de la liste d’opposition municipale « Unis pour Nice », fustige une décision qu’il considère comme une provocation et une faute politique.
Un hommage jugé « ridicule » et insultant.
Le ton du communiqué est sans équivoque. Le PCF accuse Christian Estrosi de manquer de discernement et de respect pour l’histoire de la ville.
« Décidément, Christian Estrosi ne recule devant rien pour s’illustrer. Aujourd’hui, c’est au Carnaval de Nice qu’il s’est offert son moment de gloire, en rendant hommage à Jacques Médecin, rien de moins qu’un ancien maire corrompu, condamné et exilé en Uruguay pour échapper à la justice française », écrit le responsable communiste.
Le texte insiste sur le lourd passif judiciaire de l’ancien maire, qui a dirigé la ville durant près de 25 ans avant de connaître une chute marquée par des scandales financiers. Pour le parti, cet hommage est inconcevable.
« Il fallait oser. Et Estrosi a osé. Rendre hommage à un symbole de la corruption politique, c’est un peu comme décorer un naufrageur pour services rendus à la marine », poursuit le communiqué, employant une métaphore acerbe pour qualifier l’initiative.
Une « mascarade carnavalesque » qui divise.
Au-delà de la figure de Jacques Médecin, c’est l’instrumentalisation d’un événement festif qui est mise en cause. Le PCF déplore la transformation d’une fête populaire en une tribune politique servant, selon lui, à réhabiliter une période sombre de l’histoire niçoise.
« Notre ville mérite mieux que cette mascarade carnavalesque où le cynisme le dispute à la mémoire sélective », affirme Julien Picot.
Le communiqué estime que cette démarche divise les Niçois et abîme l’image de la ville.
« Ce qui devrait être un moment de joie populaire devient, sous la houlette d’un maire en quête d’applaudissements, une scène de réhabilitation d’un passé dont Nice s’est douloureusement remise ».
Pour une « Nice populaire, honnête et solidaire ».
En conclusion, la fédération communiste oppose sa propre vision à ce qu’elle nomme une « politique spectacle ».
Elle réaffirme son engagement pour des valeurs qu’elle juge aux antipodes de celles incarnées par cet hommage.
« Nous, nous défendons toujours une autre vision de notre ville : une Nice populaire, honnête et solidaire, loin de ces commémorations indécentes et de cette politique spectacle », conclut le communiqué.
Cette prise de position marque une nouvelle étape dans l’opposition frontale entre la gauche locale et la majorité municipale sur les questions de mémoire et de symboles politiques à Nice.

