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PARIS : Retraite – L’épargne salariale, une sol…

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PARIS : Retraite – L’épargne salariale, une solution face à l’inquiétude des Français

À l’approche de la Semaine de l’Épargne Salariale, ce dispositif d’entreprise est rappelé comme un levier pour compléter ses futurs revenus.

Alors que deux Français sur trois se déclarent préoccupés par leur futur niveau de vie à la retraite, selon un sondage Iroko/Kantar de décembre 2025, les dispositifs d’épargne en entreprise apparaissent comme une solution de plus en plus pertinente. Dans ce contexte, la Semaine de l’Épargne Salariale, qui se tiendra du 23 au 27 mars 2026, vise à fournir une information pédagogique aux salariés et aux entreprises sur les atouts de ces plans d’épargne pour préparer l’avenir.

Une baisse des revenus à anticiper

L’inquiétude des actifs repose sur des projections concrètes. Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR), dans son rapport de juin 2025, estime que le « taux de remplacement », c’est-à-dire le pourcentage du dernier salaire conservé à la retraite, devrait connaître une baisse tendancielle dans les années à venir. Pour une carrière complète à taux plein, ce taux est évalué à environ deux tiers du dernier salaire pour un non-cadre, mais chuterait à moins de la moitié pour un cadre. Cette perspective rend la constitution d’une épargne complémentaire non plus optionnelle, mais nécessaire pour maintenir son niveau de vie.

Comment fonctionne l’épargne salariale ?

De plus en plus d’entreprises proposent des dispositifs de partage de la valeur. Les salariés peuvent ainsi placer leurs primes d’intéressement, de participation ou de partage de la valeur (PVV) sur un Plan d’Épargne Entreprise (PEE), bloqué cinq ans, ou sur un plan spécifiquement dédié à la retraite comme le Plan d’Épargne Retraite d’entreprise Collectif (PER d’entreprise Collectif).

Ces plans peuvent également être alimentés par des versements volontaires, qui sont en principe déductibles des revenus imposables. De plus, il est possible, sous certaines conditions, d’y affecter jusqu’à dix jours de congés non pris par an ou des jours issus d’un compte épargne temps (CET). La gestion pilotée, où l’allocation des actifs est ajustée automatiquement en fonction de l’horizon de retraite, reste d’ailleurs plébiscitée, représentant 68 % des encours de l’épargne retraite collective.

Des avantages financiers et fiscaux significatifs

L’un des principaux atouts de l’épargne salariale réside dans l’abondement de l’entreprise. Cette aide financière complète les versements du salarié. Par exemple, pour 200 euros placés, un abondement de 100 % permet de doubler la mise pour atteindre 400 euros (avant prélèvement de la CSG-CRDS de 9,7 % sur l’abondement). Selon les accords d’entreprise, cet abondement peut atteindre jusqu’à 300 % du versement, dans la limite des plafonds légaux.

La fiscalité est également un avantage majeur. Les sommes issues de la participation, de l’intéressement et de l’abondement versées sur un plan sont exonérées d’impôt sur le revenu. À la sortie, seules les plus-values réalisées sont soumises aux prélèvements sociaux, au taux de 18,6 % en 2026. Enfin, l’employeur prend en charge les frais de tenue de compte, allégeant ainsi les coûts pour l’épargnant. En cas de départ de l’entreprise, le salarié conserve la propriété de ses avoirs, qu’il peut transférer ou conserver, les frais de gestion passant alors à sa charge.

Une épargne disponible en cas de besoin et flexible à la retraite

Si les fonds placés sur un PEE sont en principe bloqués pendant cinq ans, la loi prévoit quatorze cas de déblocage anticipé pour faire face à des événements de la vie : achat de la résidence principale, mariage ou PACS, naissance d’un troisième enfant, rupture du contrat de travail, création d’entreprise, surendettement, etc.

Au moment du départ à la retraite, les sommes investies sur un PER deviennent disponibles. Le bénéficiaire a alors le choix entre plusieurs options : récupérer son capital en une ou plusieurs fois, opter pour une rente viagère, ou panacher les deux solutions. Il n’est cependant pas obligatoire de liquider ses plans dès la fin de sa carrière ; il est possible de les conserver pour une date ultérieure, tout en perdant le bénéfice de l’abondement et de la prise en charge des frais par l’employeur.

Pour en savoir plus sur ces dispositifs, la Semaine de l’Épargne Salariale propose des informations et des ressources sur son site pédagogique : https://www.semaine-epargne-salariale.fr/.