PARIS : Emmanuel HARDY : « Le PER est entré dans une phase…
Partager :

PARIS : Emmanuel HARDY : « Le PER est entré dans une phase de maturité »
Avec 12,7 millions de titulaires recensés fin septembre 2025, le Plan d’Épargne Retraite séduit désormais les jeunes actifs et les budgets modestes.
Le succès du Plan d’Épargne Retraite (PER) ne se dément pas. Selon les derniers chiffres publiés par le ministère de l’Économie et des Finances, 12,7 millions de Français étaient titulaires d’un PER à la fin du mois de septembre 2025. Cette statistique marque une progression notable de 1,5 million de souscripteurs supplémentaires en l’espace d’un an.
Longtemps considéré comme une niche fiscale réservée aux contribuables les plus aisés ou aux travailleurs en fin de carrière, ce placement opère une mue significative. Il s’affirme aujourd’hui comme un pilier central de la préparation à la retraite pour une large partie de la population.
Une démocratisation financière
Cette tendance nationale est corroborée par les données de terrain recueillies par Inovéa, une structure qui accompagne 55 000 Français dans la gestion de leur épargne. Entre 2020 et 2025, la demande d’ouverture de PER a bondi de 185 % au sein de ce réseau, où 19 % des épargnants possèdent désormais ce dispositif.
Au-delà des volumes, c’est le profil des investisseurs qui évolue. Le ticket d’entrée moyen diminue, preuve que le produit se popularise. Inovéa note ainsi que le montant moyen des versements mensuels est passé de 202 euros en 2023 à 107 euros en 2025. Cette baisse mécanique traduit l’accessibilité du PER à des ménages disposant de capacités d’épargne plus intermédiaires.
Les jeunes actifs prennent date
L’autre enseignement majeur de ces statistiques concerne l’âge des souscripteurs. La préparation de la retraite n’est plus l’apanage des seniors. Une logique intergénérationnelle s’installe, avec 15,6 % des 25–34 ans et 20,1 % des 35–44 ans déjà équipés d’un PER. Ces chiffres témoignent d’une prise de conscience précoce des enjeux liés à la baisse des revenus en fin de carrière.
Un outil de structuration patrimoniale
Pour les professionnels du secteur, cette évolution des mentalités est irréversible. « Le cap des 12 millions de titulaires confirme que le PER est entré dans une phase de maturité », analyse Emmanuel Hardy, Président d’Inovéa.
Il ajoute : « Nous observons sur le terrain une évolution profonde : les Français ne perçoivent plus le PER uniquement comme un outil d’optimisation fiscale, mais comme un véritable instrument de structuration patrimoniale à long terme. La baisse des montants moyens investis montre que le produit se démocratise et s’adresse désormais à un public plus large, y compris les jeunes actifs ».
Les détails complets de cette analyse sont consultables via le document source (https://www.datapressepremium.com/rmdiff/2011520/diff_2024588170226102628.pdf).

