MONTPELLIER : Souveraineté numérique – Le défi frança…
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MONTPELLIER : Souveraineté numérique – Le défi français de la protection des données RH
Face aux géants américains du logiciel RH, la société montpelliéraine PeopleSpheres s’affirme comme le rempart de la souveraineté des données.
Dans un paysage technologique où la dépendance aux outils étrangers est devenue la norme, la question de la souveraineté numérique française refait surface avec acuité ce mardi 17 février 2026. Alors que l’État a confirmé sa volonté d’orienter 4,5 milliards d’euros de la commande publique vers la French Tech, l’attention se porte désormais sur un secteur souvent sous-estimé mais critique : les Systèmes d’Information des Ressources Humaines (SIRH).
Au cœur de cette bataille économique et sécuritaire, l’entreprise PeopleSpheres (https://peoplespheres.com/fr), basée à Montpellier, tente de briser le monopole des acteurs d’outre-Atlantique.
Un marché en pleine explosion sous tension.
Le marché des logiciels et services RH ne connaît pas la crise. Selon les données de Markess Exaegis, ce secteur, qui pesait déjà plus de 4 milliards d’euros en 2023, devrait frôler la barre des 6,7 milliards d’euros d’ici 2027. Cette croissance exponentielle s’explique par la digitalisation massive des entreprises et la généralisation du cloud. Cependant, cette dynamique expose une faille majeure dans la sécurité des entreprises hexagonales.
Longtemps perçues comme de simples outils administratifs, les solutions RH sont devenues des coffres-forts numériques. Elles centralisent des données d’une sensibilité extrême : informations personnelles des salariés, détails salariaux, éléments contractuels et données sociales. La maîtrise de ces flux conditionne aujourd’hui la conformité réglementaire et la sécurité juridique des grands groupes. À mesure que les organisations unifient leurs outils pour éviter la fragmentation de l’information, le SIRH devient un socle critique, exposant directement les Directions des Ressources Humaines aux risques de cyber-ingérence.
L’hégémonie des géants américains.
Le constat dressé par les observateurs du secteur est sans appel : malgré les discours politiques sur l’indépendance technologique, la réalité du terrain reste dominée par des puissances extra-européennes. Sur le segment des grands comptes, des mastodontes américains tels qu’Oracle ou Workday ont imposé leurs standards à l’échelle mondiale.
Cette configuration pose un problème de fond pour les entreprises françaises. Si l’utilisation de ces solutions répond à des logiques de performance et d’intégration globale, elle place mécaniquement les données des salariés européens sous le giron de juridictions étrangères. Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues et de durcissement réglementaire, cette dépendance technologique aux solutions américaines pour des logiciels « cœur de métier » soulève des inquiétudes légitimes quant à la confidentialité et à la traçabilité des informations.
Une réponse locale et sécurisée.
C’est dans cette brèche que s’engouffre PeopleSpheres. Fondée à Montpellier, l’entreprise revendique un positionnement singulier : être l’un des seuls SIRH 100 % français capable de rivaliser avec les standards internationaux pour accompagner les grands comptes. L’argumentaire de la société repose sur une maîtrise totale de la chaîne de valeur : un actionnariat intégralement basé en France et un hébergement des données assuré dans des data centers certifiés sur le territoire national.
Au-delà de la localisation, l’entreprise met en avant un cadre de conformité rigoureux. La structure s’appuie sur une cartographie précise des traitements et des accords de sous-traitance validés par un Délégué à la Protection des Données (DPO) déclaré auprès de la CNIL. L’objectif est clair : garantir que, même en cas de nécessité de transfert hors de l’Union européenne, les mécanismes de protection restent strictement équivalents à ceux exigés par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).
Une croissance soutenue depuis l’Occitanie.
Depuis son lancement en 2019, l’acteur montpelliérain a su séduire au-delà des frontières de l’Occitanie. Avec plus de 350 clients et une plateforme utilisée dans plus de 50 pays, PeopleSpheres a levé 15,5 millions d’euros depuis 2021 pour accélérer son développement. En proposant une plateforme SaaS (Software as a Service) ouverte et unifiée, la société permet aux entreprises de composer leur propre écosystème RH, tout en gardant la main sur la gouvernance des données. Une approche qui pourrait bien devenir le nouveau standard pour les DSI soucieux de conjuguer performance et souveraineté.
