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PARIS : Entrepreneuriat – Un quart des indépendants songe au retour au salariat

Selon une étude Qonto, l’angoisse financière pousse un quart des entrepreneurs à envisager le retour au salariat, malgré leur soif de liberté.

La France reste une terre d’entrepreneurs, mais le rêve se heurte violemment à la réalité comptable. Alors que l’INSEE rapporte la création de 1,16 million d’entreprises en 2025, marquant une hausse de 4,9 % par rapport à l’année précédente, une étude publiée ce mardi 17 février 2026 par Qonto vient nuancer cet enthousiasme. Menée avec l’institut Appinio, cette enquête révèle un malaise profond : usés par la charge mentale et l’instabilité, 25 % des entrepreneurs français envisagent de redevenir salariés d’ici 2027.

Un choix de vie motivé par la liberté

Contrairement à certaines idées reçues sur l’ubérisation forcée de l’économie, l’entrepreneuriat à la française relève massivement d’une volonté délibérée. Pour 96 % des sondés, ce statut est un choix assumé, motivé par des facteurs positifs. Seule une minorité de 23 % évoque une contrainte subie, telle qu’une perte d’emploi ou une mauvaise expérience en entreprise.

La spécificité tricolore réside dans la quête de sens et d’équilibre. La France se distingue de ses voisins européens avec 36 % d’entrepreneurs recherchant avant tout un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, un record continental. La liberté créative (32,5 %) arrive en seconde position. À titre de comparaison, l’Espagne reste davantage guidée par la nécessité économique, tandis que l’Allemagne privilégie l’autonomie purement créative. Pour les Français, l’indépendance est perçue comme l’outil ultime pour reconquérir la maîtrise de son temps.

L’angoisse de la trésorerie : le mal français

Cependant, ce désir d’émancipation se fracasse souvent sur le mur de la gestion quotidienne. L’étude met en exergue un paradoxe saisissant : si la création d’entreprise est jugée « facile » ou « très facile » par 34 % des interrogés — un bon score au niveau européen —, la gestion sur la durée s’apparente à un parcours du combattant.

Les défis sont nombreux, mais c’est l’argent qui cristallise les tensions. L’acquisition de clients (16 %), la gestion de la trésorerie (15 %) et les lourdeurs administratives (12 %) pèsent lourdement sur le moral des dirigeants. Plus inquiétant encore, l’irrégularité des revenus est citée comme le défi majeur par 32,5 % des entrepreneurs, un taux supérieur à la moyenne européenne.

Cette insécurité a des répercussions directes sur la stratégie économique des petites structures. Focalisés sur la survie à court terme, les patrons français peinent à se projeter : seuls 7 % envisagent des investissements de croissance, contre 12 % ailleurs en Europe. De plus, la frontière entre patrimoine professionnel et privé est dangereusement poreuse : 15 % des sondés peinent à distinguer leurs finances personnelles de celles de l’entreprise, transformant chaque tension de trésorerie en risque direct pour le foyer.

Une hémorragie vers le salariat

Face à cette pression, la tentation de jeter l’éponge n’a jamais été aussi forte. Avec un entrepreneur sur quatre envisageant un retour au salariat d’ici l’an prochain, la France détient un triste record européen, loin devant l’Allemagne (8,5 %), l’Espagne (15 %) ou l’Italie (16 %).

« Les entrepreneurs n’abandonnent pas par manque d’envie. Ils abandonnent quand la gestion financière devient trop lourde à porter au quotidien. Quand près d’un tiers des entrepreneurs français citent l’angoisse des revenus comme principal défi, ce n’est pas un problème individuel, c’est un enjeu structurel », analyse Alexandre Prot, cofondateur et CEO de Qonto.

Pour ce dirigeant, la solution réside dans la simplification : « Notre conviction est que la pérennité des TPE françaises passe par une simplification de leur gestion pour redonner de la clarté, du temps et de la sérénité à celles et ceux qui entreprennent ».

Des outils pour sécuriser les parcours

Dans ce paysage contrasté, Qonto (https://qonto.com/fr) joue un rôle central. L’entreprise, fondée en France en 2017, est devenue le leader européen de la gestion financière pour les PME et les indépendants. Aujourd’hui, près d’une société sur quatre créée en France passe par cette solution.

Qonto intervient dès la genèse des projets en centralisant les démarches administratives (statuts, dépôt de capital, immatriculation) et propose ensuite des outils de pilotage (facturation, comptabilité) destinés à réduire la charge mentale des dirigeants. Avec plus de 600 000 clients en Europe et une équipe de 1 600 collaborateurs, la structure observe aux premières loges les fragilités des TPE et tente d’y répondre par l’innovation technologique et une tarification transparente.

L’enjeu dépasse le simple cadre économique : il s’agit de permettre aux créateurs d’entreprise de se concentrer sur leur métier et leur relation client, plutôt que de s’épuiser dans la gestion d’une insécurité financière chronique.

*L’étude quantitative a été menée par Appinio en novembre 2025 auprès de 1 600 entrepreneurs en France, Allemagne, Italie et Espagne.*