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PARIS : Emploi – Toulouse, Lyon et Bordeaux en tête des métropoles où il fait bon travailler

Une nouvelle enquête dévoile les métropoles françaises les plus attractives pour travailler en 2026, confirmant la dynamique de Toulouse et de Lyon.

Le paysage de l’emploi en France affiche une résilience inattendue en ce début d’année 2026. Alors que le baromètre Arthur Loyd classe chaque année les territoires selon leur attractivité économique, une nouvelle analyse vient compléter ce tableau en intégrant la réalité quotidienne des entreprises. SumUp (https://www.sumup.com/fr-fr/terminal-de-paiement-terminal/), société spécialisée dans les solutions de paiement, a croisé les données macroéconomiques avec le ressenti de 500 dirigeants de TPE et PME.

Le constat national est rassurant : loin des discours alarmistes sur les pénuries de main-d’œuvre, 58 % des entreprises affirment ne rencontrer aucune difficulté pour recruter. Seuls 11 % des acteurs économiques évoquent une pénurie aiguë de talents.

Toulouse conserve sa couronne

Pour la troisième année consécutive, la « Ville Rose » s’impose comme la métropole où il fait le mieux travailler en France. Avec un indice d’attractivité de 0,576 (en hausse de +0,029), Toulouse bénéficie de son puissant moteur aéronautique et d’un tissu économique dense.

Cette vitalité se traduit concrètement pour les employeurs locaux : 52 % d’entre eux déclarent recruter sans difficulté. La métropole occitane parvient à maintenir un équilibre rare, où seulement 10 % des dirigeants signalent un manque de travailleurs qualifiés, un taux inférieur à la moyenne nationale.

Lyon et Bordeaux complètent le podium

C’est la capitale des Gaules qui réalise la plus belle opération de ce classement 2026. Lyon enregistre la plus forte progression parmi les très grandes métropoles et talonne désormais Toulouse avec un indice de 0,550. Portée par la finance, la tech et l’industrie, la ville offre un marché du travail fluide : plus de 62 % des chefs d’entreprise y recrutent et fidélisent leurs équipes sans heurts, un record.

Bordeaux, bien que marquant une légère baisse de son indice (0,481), se maintient sur la troisième marche. La métropole néo-aquitaine se distingue par son ouverture à l’innovation. Le rapport souligne qu’en Nouvelle-Aquitaine, plus de 30 % des employés envisagent d’intégrer l’intelligence artificielle dans leurs tâches dès cette année, signe d’une maturité numérique avancée.

Lille, Aix-Marseille et Nantes en embuscade

Le Nord n’est pas en reste avec Lille (4ème), qui mise sur la qualité de vie au travail. Les employeurs y privilégient la flexibilité des conditions de travail pour attirer les talents, une stratégie payante puisque 57 % des entreprises locales ne peinent pas à pourvoir leurs postes.

Juste derrière, Aix-Marseille-Provence (5ème) confirme son ascension avec un indice en forte hausse. L’économie diversifiée du territoire, alliant commerce, services et numérique, séduit largement. La région Sud se montre particulièrement proactive sur les nouvelles technologies, avec 35 % des salariés prêts à utiliser l’IA.

Nantes, bien que reculant à la 6ème place, s’affirme comme la capitale de la modernité technologique. C’est dans la cité des Ducs que l’adoption de l’intelligence artificielle est la plus forte : 43 % des employés prévoient de l’utiliser en 2026, soutenus par 57 % de dirigeants confiants dans ces outils.

Flexibilité et salaire : les clés de la fidélisation

L’étude met également en lumière les leviers utilisés par les entreprises pour conserver leurs salariés. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas uniquement la rémunération qui prime. Si l’augmentation des salaires et primes reste une stratégie majeure (22 %), elle est devancée par l’offre de conditions de travail plus flexibles (25 %).

Les avantages sociaux liés au bien-être (tickets restaurant, chèques-vacances) sont cités par 16 % des dirigeants. En revanche, la formation professionnelle apparaît comme le parent pauvre des stratégies de fidélisation (12 %), arrivant même derrière les activités sociales et les nouveaux outils de travail.

Un point de vigilance demeure : 31 % des entreprises françaises avouent n’avoir déployé aucune stratégie spécifique pour retenir leurs talents, un chiffre qui grimpe à 42 % dans le secteur de la finance et des professions libérales.

L’étude complète et la méthodologie détaillée sont consultables sur le site de SumUp (https://www.sumup.com/fr-fr/terminal-de-paiement-terminal/2025-rapport-sur-la-confiance-des-entreprises/). Les données sources proviennent également du Baromètre Arthur Loyd 2026 (https://www.arthur-loyd.com/barometre/barometre-9eme-edition).