NICE : Julien PICOT : « Gaël NOFRI ou la politique sans bou…
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NICE : Julien PICOT : « Gaël NOFRI ou la politique sans boussole »
Le secrétaire départemental du PCF 06 dénonce le revirement politique de l’adjoint aux transports et fustige son alliance avec le maire actuel.
Dans une prise de parole virulente, le secrétaire départemental du Parti Communiste Français dans les Alpes-Maritimes, Julien Picot, cible directement Gaël Nofri, actuel adjoint au maire de Nice délégué aux transports, à la circulation et au stationnement. Le responsable politique pointe du doigt ce qu’il considère comme une incohérence majeure dans le parcours de l’élu local.
Une alliance jugée opportuniste.
Pour le représentant du PCF 06, le ralliement de Gaël Nofri à la majorité municipale est symptomatique d’un manque de constance politique. « Hier, il traitait Christian Estrosi de tous les noms. Aujourd’hui, il lui tient la porte en tant qu’adjoint aux transports », ironise Julien Picot.
Selon lui, ce changement de camp ne relève pas de l’intérêt général mais d’une stratégie personnelle. « Le virage est serré, mais quand on roule à l’ambition, on oublie vite les limitations de la dignité », ajoute le secrétaire départemental, filant la métaphore liée à la délégation de l’adjoint.
Une critique de la droite locale.
Au-delà du cas personnel de Gaël Nofri, Julien Picot élargit son attaque aux pratiques politiques de la droite niçoise, qu’il qualifie de « droite locale sans mémoire ». Il dénonce un système où les alliances se feraient et se déferaient au gré des opportunités électorales. « On s’insulte un jour, on s’allie le lendemain, pourvu qu’il reste un fauteuil à occuper », déplore-t-il.
Pour le responsable communiste, la gestion politique à Nice s’apparente désormais à un marché : « La politique de l’offre ne concerne décidément pas que les transports : elle s’étend à ceux qui se vendent au plus offrant. Le pouvoir d’abord, les convictions ensuite ».
Un appel à plus de dignité.
En conclusion de sa déclaration, Julien Picot appelle à un sursaut éthique dans la vie publique locale, refusant ce qu’il nomme une « mise en scène cynique où les trahisons se déguisent en loyauté ». « Nice mérite mieux », conclut Julien Picot.


