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PARIS : Saint-Valentin – Le bijou en or, entre symbol…

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PARIS : Saint-Valentin – Le bijou en or, entre symbole amoureux et placement financier

Une étude Ymanci révèle que le bijou en or, cadeau phare de la Saint-Valentin, est perçu comme un symbole d’amour mais aussi comme un placement.

À l’approche de la Saint-Valentin, célébrée ce samedi 14 février, le bijou en or s’affirme comme un cadeau à la symbolique complexe, oscillant entre geste amoureux et pragmatisme économique. Dans un contexte de forte hausse du cours du métal jaune, une enquête menée par l’institut FLASHS pour le courtier Ymanci décrypte le rapport ambivalent des Français à cet objet précieux. Réalisée du 21 au 23 janvier 2026 auprès d’un échantillon de 2 000 personnes, l’étude montre que si le bijou reste un témoignage d’affection, sa valeur financière est une considération de plus en plus présente, notamment chez les jeunes générations.

Un cadeau traditionnel de plus en plus pragmatique

Le rituel du cadeau pour la Saint-Valentin demeure solidement ancré : 80 % des Français en couple déclarent offrir un présent, au moins occasionnellement. Parmi ces cadeaux, le bijou en or occupe une place de choix, puisque 72 % des personnes interrogées déclarent en avoir déjà offert à leur partenaire. Ce geste reste majoritairement masculin : 86 % des hommes ont déjà offert un bijou en or, contre 60 % des femmes.

Cependant, derrière le symbole, la raison économique n’est jamais loin. Un Français sur deux (50 %) admet que la possibilité de revendre le bijou a compté dans sa décision d’achat. Cette vision pragmatique est particulièrement marquée chez les plus jeunes : 72 % des moins de 24 ans ont intégré ce critère, contre seulement un tiers chez les 65 ans et plus, signe d’une évolution des mentalités où l’affectif et le financier se conjuguent.

Un don conditionnel, récupérable en cas de rupture

L’enquête révèle également que le bijou en or n’est plus toujours considéré comme un don définitif. En cas de séparation, un quart des personnes l’ayant offert envisagent de le récupérer. Cette proportion atteint même 49 % chez les moins de 34 ans, illustrant une perception plus conditionnelle du cadeau amoureux. Parmi ceux qui pourraient le réclamer, 8 % déclarent l’avoir déjà fait par le passé, transformant l’objet de la relation en un actif potentiellement réactivable une fois celle-ci terminée.

Un patrimoine féminin largement sous-estimé

Logiquement, les femmes sont les principales détentrices de bijoux en or (76 % en possèdent, contre 55 % des hommes). Pourtant, cet actif reste un patrimoine largement ignoré. Seuls 10 % des détenteurs lui attribuent une valeur financière ou patrimoniale. Ce décalage est encore plus net chez les femmes, où seulement 7 % d’entre elles le perçoivent sous cet angle économique.

Cette faible conscience de la valeur se reflète dans la méconnaissance du cours de l’or. Interrogés sur le prix du gramme d’or pur (environ 130-135 euros lors de l’enquête), près de sept Français sur dix (68 %) le sous-estiment. « Le prix du gramme d’or est très mal maîtrisé. Seuls 5 % des Français le positionnent dans la bonne tranche. Ce qui frappe le plus, ce sont les écarts extrêmes : 36 % estiment son prix en dessous de 50 euros, tandis que 15 % le situent au-delà de 300 euros », analyse Hugues Rolland du Roscoät, Directeur Marketing et Communication chez Ymanci.

Le bijou en or, un levier financier discret

Malgré cette sous-estimation, le bijou en or constitue une ressource financière concrète. Près de quatre Français sur dix (39 %) déclarent en avoir déjà utilisé un pour obtenir de l’argent, principalement par une revente définitive (27 %) ou, plus rarement, par une mobilisation temporaire comme le prêt sur gage (9 %). Cette dernière option est d’ailleurs nettement plus fréquente chez les 18-24 ans (19 %) que chez les seniors (3 %).

Ce recours n’est pas l’apanage des ménages les plus modestes (47 %) et concerne également un tiers des foyers aux revenus plus élevés (34 %). La démarche se fait souvent en toute discrétion : 53 % des personnes concernées n’ont pas prévenu celui ou celle qui leur avait offert le bijou. « Près de 4 Français sur 10 ont déjà mobilisé un bijou en or pour obtenir de l’argent. Si on creuse davantage, le prêt sur gage apparaît par ailleurs comme une solution de plus en plus utilisée par les jeunes générations : un jeune sur cinq de moins de 25 ans y a déjà eu recours », ajoute Hugues Rolland du Roscoät. Cet argent sert principalement à faire face à un imprévu (34 %), gérer un besoin de trésorerie (25 %) ou éviter un crédit bancaire (14 %).

Le rapport d’étude complet est disponible sur le site d’Ymanci (https://ymanci.fr/etude-statistique-ymanci-les-bijoux-en-or-symbole-intime-et-usage-economique/). Ymanci est un courtier spécialisé en regroupement de crédits, prêt immobilier et assurances.