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NICE : Jean Marc GOVERNATORI : « La Caserne Auvare peut devenir un exemple national de reconversion »

Le candidat à la mairie Jean Marc Governatori a dévoilé son projet de transformation de la caserne Auvare en un éco-lieu autonome et solidaire.

C’est un projet d’envergure que Jean Marc Governatori, tête de liste pour les élections municipales de 2026, a présenté ce mercredi 4 février lors d’une conférence de presse. Sous l’intitulé « Auvare, le Petit-Nice autonome », le chef de file du mouvement Écologie au Centre propose de métamorphoser la caserne Auvare en un site pilote de la transition écologique et sociale. L’objectif affiché est clair : investir 10 millions d’euros pour créer une centaine de logements, une école de la transition, des espaces culturels et un centre de production alimentaire, le tout sans démolition.

Priorité à la rénovation du bâti existant.

Le candidat axe sa proposition sur une rupture avec les méthodes d’urbanisme classiques. Au lieu de faire table rase, le projet repose sur la conservation et la rénovation des bâtiments actuels. « Ce projet repose sur un principe simple et responsable : conserver les bâtiments existants et les rénover, plutôt que démolir et reconstruire », explique l’équipe de campagne. Cette approche vise à réduire l’empreinte carbone du chantier tout en maîtrisant les coûts et les délais.

Selon le dossier présenté, les financements seraient multiples, sollicitant la Région, l’État et l’Europe. L’autonomie énergétique est au cœur du dispositif technique : installation de panneaux solaires sur l’ensemble des toitures, raccordement au réseau de géothermie urbain et isolation massive des façades. « Les travaux de rénovation énergétique sont autofinancés par les économies d’énergie réalisées dans le temps », assure Jean Marc Governatori.

Un habitat groupé et solidaire.

Pour répondre à la crise du logement qui frappe la capitale azuréenne, le projet prévoit l’aménagement d’une centaine d’habitations selon le principe de l’habitat groupé. Les appartements privatifs, d’une surface comprise entre 20 et 40 m², seraient complétés par de vastes espaces communs. Chaque bâtiment disposerait ainsi de salles à manger partagées, de laveries et de lieux de convivialité, incluant une salle de sport.

Le coût de rénovation est estimé à 50 000 euros par logement. Ce modèle s’adresse prioritairement aux jeunes actifs, aux étudiants, aux seniors et aux familles monoparentales. « C’est une forme moderne et solidaire de logement, parfaitement adaptée aux personnes en transition de vie », précise le candidat. L’équilibre économique du site serait assuré par les loyers perçus, limitant ainsi le recours à l’endettement public.

Services publics et sécurité.

Au-delà de l’habitat, le site se veut un pôle d’activité et de services. Le projet inclut la création d’une « Ecclésia », un espace dédié au débat citoyen et à la culture, ainsi qu’une « école de la transition écologique » ouverte à la formation continue. Un bâtiment serait également mis à disposition des producteurs locaux pour la distribution de produits maraîchers et le stockage de semences, en lien avec les jardins potagers prévus autour des immeubles.

Sur le volet sécuritaire, le projet conserve une vocation institutionnelle. Un bâtiment serait spécifiquement réservé au logement des fonctionnaires de police. Concernant le Centre de Rétention Administrative (C.R.A), Jean Marc Governatori envisage son maintien sur site, mais après une rénovation complète pour garantir des conditions dignes aux 100 places prévues. « Je rappelle qu’un C.R.A n’est pas destiné à des détenus mais à des personnes en situation    irrégulière », a souligné le candidat lors de sa présentation.

Une critique frontale du bilan municipal.

Cette annonce s’accompagne d’une critique sévère de la gestion actuelle de la ville. Jean Marc Governatori pointe du doigt le bilan de Christian Estrosi, maire sortant, évoquant une ville « mal gérée et de plus en plus pauvre ». S’appuyant sur diverses études, il dénonce une taxe foncière élevée, un manque d’autonomie énergétique et une insécurité grandissante.

Avec ce sixième thème de campagne, Jean Marc Governatori entend démontrer qu’une autre voie est possible pour Nice. « La Caserne Auvare peut devenir un exemple national de reconversion intelligente du patrimoine public, au service de l’écologie, du logement et du vivre-ensemble », conclut le candidat, qui espère capitaliser sur la dynamique de ses précédents scores électoraux dans la région.

Pour plus d’informations sur les propositions de la liste, le site du mouvement est accessible en ligne (https://ecologieaucentre.com/nos-arguments/).