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PARIS : Lydie Catalano : « Interdire les réseaux sociaux au…

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PARIS : Lydie Catalano : « Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : solution ou illusion ? »

Lydie Catalano remet en question l’efficacité de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans votée par l’Assemblée nationale.

L’Assemblée nationale vient de se prononcer en faveur de l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Si cette décision politique vise à protéger la jeunesse, elle soulève de nombreuses interrogations quant à sa faisabilité et son impact réel. Lydie Catalano, PDG de l’entreprise IA Marketing (https://ia-marketing.fr/) et experte en intelligence artificielle, apporte un éclairage critique sur ce dispositif, nourri par son expérience personnelle d’ancienne victime de harcèlement scolaire.

Une applicabilité technique en doute

La première réserve émise par la spécialiste concerne la mise en œuvre concrète de cette mesure. Dans un écosystème numérique mondialisé, le contrôle strict de l’âge des utilisateurs reste un défi technologique majeur. Lydie Catalano pose la question centrale : cette interdiction est-elle une véritable barrière de protection ou une simple illusion législative difficilement applicable face à des adolescents technophiles ?

L’IA générative, un accélérateur de harcèlement

Au-delà de la simple connexion aux plateformes, l’experte pointe un danger croissant : l’utilisation de l’intelligence artificielle générative. Deepfakes, faux comptes créés massivement, contenus violents automatisés ; les outils technologiques actuels aggravent considérablement les risques de harcèlement. Selon la dirigeante d’IA Marketing, interdire l’accès ne résout pas la prolifération de ces contenus nocifs générés par des algorithmes de plus en plus puissants.

Traiter les causes plutôt que les symptômes

Le risque de cette mesure est de ne pas répondre aux causes profondes du harcèlement scolaire. En tant qu’ancienne victime, Lydie Catalano souligne que la violence entre jeunes dépasse le simple cadre des outils numériques. Lutter contre le cyberharcèlement exige de repenser le rôle même des plateformes et la responsabilité de leurs algorithmes, bien plus que de simplement fermer la porte aux plus jeunes.

Vers des solutions éducatives

Pour la dirigeante, la réponse doit être nuancée. Plutôt qu’une interdiction pure et simple, elle invite à explorer des solutions technologiques et éducatives. L’enjeu est de construire un environnement numérique plus sûr par la régulation des contenus et l’éducation au numérique, plutôt que par une prohibition qui pourrait s’avérer inopérante.