NICE : Alimentation – La capitale azuréenne se hisse…
Partager :
NICE : Alimentation – La capitale azuréenne se hisse au quatrième rang des villes adeptes de cuisine végane
Une étude dévoilée par Deliveroo et YouGov révèle que Nice se positionne désormais comme la quatrième ville de France la plus portée sur les commandes de plats végétaux en 2025, confirmant une démocratisation de l’offre qui mise avant tout sur la gourmandise et la street-food.
Le végétal gagne du terrain sur la Côte d’Azur. Selon le baromètre annuel réalisé par la plateforme de livraison Deliveroo (https://deliveroo.fr) en partenariat avec l’institut YouGov, Nice s’impose en ce début d’année 2026 comme l’une des places fortes du véganisme en France. La ville se classe quatrième au niveau national en termes de commandes de plats sans produits d’origine animale, juste derrière Strasbourg, Paris et Lyon, devançant ainsi Marseille et Aix-en-Provence.
Une croissance portée par la « street food »
Ce classement illustre une tendance de fond : l’alimentation végétale sort de sa niche pour séduire un public plus large. Au niveau national, les commandes de plats végans ont progressé de plus de 10 % en un an sur l’application. Loin de l’image d’une cuisine austère, ce succès s’appuie sur la réinvention des grands classiques de la restauration rapide.
Les consommateurs ne cherchent plus uniquement des salades, mais des versions végétales de leurs plats favoris. Le top 10 des plats les plus commandés en 2025 est dominé par le burrito végan, suivi de la pita falafel, de l’avocado toast et du kebab végan. D’après l’étude, 44 % des Français se disent prêts à tester des plats « stars » comme la pizza ou le burger en version sans viande, à condition que le plaisir gustatif soit au rendez-vous.
Le « flexitarisme » plutôt que la conversion radicale
Si l’offre séduit davantage, c’est aussi parce que les habitudes de consommation évoluent vers plus de flexibilité. L’étude souligne que si seulement 2 % des Français déclarent suivre un régime végan strict tout au long de l’année, l’idée de « tester » ce mode d’alimentation progresse. Ils sont 29 % à se dire prêts à adopter ce régime pendant un mois, un chiffre en légère hausse par rapport à l’année précédente.
Les motivations varient selon les générations. Pour les 35-44 ans, l’argument santé prédomine (58 %), tandis que les 18-34 ans sont davantage sensibles à l’impact environnemental (43 %). Cependant, des freins persistent : près d’un Français sur deux associe encore le véganisme à des risques de carences nutritionnelles, et 41 % perçoivent ce régime comme potentiellement monotone.
Les restaurateurs adaptent leur carte
Face à cette demande croissante, les professionnels de la restauration ajustent leur offre. En un an, le nombre de restaurants proposant des plats végans sur la plateforme a bondi de plus de 35 %. Pour convaincre les plus sceptiques, le critère du goût reste primordial : 58 % des sondés affirment qu’ils commanderaient un plat végan si sa saveur et son prix étaient équivalents à ceux d’un plat carné. La caution des chefs joue également un rôle clé pour 48 % des consommateurs, transformant ce qui pouvait être perçu comme une contrainte en une véritable expérience culinaire.