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PARIS : Éducation – Le Prix Corrin valorise la transmission de l’histoire de la Shoah à l’école

Le Fonds Social Juif Unifié organise le 5 février prochain la cérémonie de remise du Prix Annie & Charles Corrin au Lycée Louis-le-Grand.

C’est un rendez-vous solennel et pédagogique qui se profile au cœur du Quartier Latin. Sous le haut patronage du ministre de l’Éducation nationale, le Fonds Social Juif Unifié (FSJU) prépare la tenue de la cérémonie du Prix Annie & Charles Corrin pour l’enseignement de l’histoire de la Shoah. L’événement, prévu le jeudi 5 février 2026 au prestigieux Lycée Louis-le-Grand, met en lumière l’engagement de l’école républicaine dans le travail de mémoire.

Une référence pédagogique nationale

Créé en 1989, ce prix s’est imposé comme une référence institutionnelle majeure dans le champ de l’éducation à la mémoire. Il demeure aujourd’hui l’un des rares dispositifs nationaux exclusivement consacrés à la transmission de l’histoire de la Shoah dans le cadre scolaire. Il distingue les projets portés par des enseignants et leurs élèves, du primaire au lycée.

Les travaux récompensés ne se limitent pas à une simple restitution de connaissances. Ils sont le fruit d’une démarche active de recherche, d’enquête et de création menée en classe. Pour les organisateurs, ces initiatives illustrent la manière dont les élèves s’approprient cette mémoire « à travers l’étude des destins individuels, le travail sur les archives, la rencontre avec les lieux et les traces ».

Transmettre à l’heure de la disparition des témoins

Cette édition 2026 revêt une dimension particulière. Alors que la disparition progressive des derniers témoins directs de la Shoah bouleverse les modalités de transmission, l’école doit adapter ses outils pédagogiques. Le Prix Corrin vise à démontrer que, malgré ce changement d’ère et dans un contexte social marqué par une recrudescence de l’antisémitisme, l’enseignement de cette histoire conserve toute sa rigueur et sa vigueur en France.

Un jury présidé par Boris Cyrulnik

Pour départager les projets, le jury réunit historiens, inspecteurs de l’Éducation nationale et personnalités engagées. Il est présidé par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. La cérémonie du 5 février permet une restitution publique de ces travaux et favorise un échange entre les générations, affirmant le rôle central de l’éducation dans la lutte contre l’oubli et la haine.