Passer au contenu principal

PARIS : Concert de André MANOUKIAN, à la Salle Pleyel samed…

Partager :

PARIS : Concert de André MANOUKIAN, à la Salle Pleyel samedi 28 mars

La musique possède ses cycles et ses ritournelles.

Elle est faite d’obsessions. Celles qui imprègnent les disques d’André Manoukian se cartographient entre les continents du Caucase et de l’Orient. Avec La Sultane, le pianiste poursuit l’exploration, lancée depuis cinq albums, de ses racines arméniennes.

Après Anouch (2022), dédié à sa grand-mère rescapée du génocide arménien, André Manoukian poursuit ses hommages à sa famille. « “Ma sultane”, c’est ainsi que ma mère appelait ma petite sœur avant de la dévorer de baisers » confie le musicien. « Les garçons s’entendaient murmurer : “mon Pacha”. Des mots turcs pour exprimer l’amour débordant des mères arméniennes pour leurs enfants. » Les frontières qui divisent et font des peuples des ennemis : le pianiste les saute. C’est sans doute pour cela qu’il se réfugie dans le jazz qu’il qualifie comme « la musique des exilés ».

Avec La Sultane, André Manoukian expérimente. Il questionne les genres de l’improvisation, du jazz, des musiques traditionnelles, sacrées, et du classique en s’accompagnant de l’Orchestre Appassionato, dirigé par Mathieu Herzog. Il cherche les notes, tourne autour et dialogue avec. « L’album est plus rythmique que les précédents distingue-t-il. » Grâce à Mosin Kawa, prodige des tablas, des percussions du Nord de l’Inde, qui l’accompagne. « Il a fait partie du processus de composition. J’ai écrit seul au piano puis on a développé les rythmes ensemble », explique André Manoukian.

En tournée et en concert  (20h)

SOURCE : The Publicists.