LE BEAUSSET : Accès au Pôle d’Activités du Plateau de Signes
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LE BEAUSSET : Accès au Pôle d’Activités du Plateau de Signes
Le Beausset réaffirme son soutien à un scénario varois pour l’amélioration de l’accès au Pôle d’Activités du Plateau de Signes.
À la suite de l’article publié le 22 novembre dans Var-Matin, mettant en lumière la résurgence d’un projet de contournement daté de 2007, la commune du Beausset souhaite rappeler sa position officielle et clarifier les enjeux relatifs à l’accessibilité au Parc d’Activités du Plateau de Signes (P.A.P.S.).
Situé aux confins du Var et des Bouches-du-Rhône, le P.A.P.S. représente un pôle économique majeur, avec plus de 2 000 emplois et 40 hectares de potentiel foncier en développement. Cette dynamique génère des flux routiers intenses, dont 78 % traversent aujourd’hui le territoire varois, créant des nuisances fortes pour les communes riveraines, au premier rang desquelles Le Beausset.
Les études menées ont mis en évidence que les flux observés ne relèvent pas uniquement d’un enjeu local d’accès au P.A.P.S., mais s’intègrent dans un schéma global de déplacements à l’échelle régionale, reliant les pôles d’activités, les zones urbaines, les infrastructures autoroutières et les bassins d’emploi du Var et des Bouches du Rhône. Le choix du scénario retenu engage donc non seulement les communes directement concernées, mais plus largement l’organisation des mobilités régionales pour les décennies à venir.
Dans le cadre de l’étude pilotée par la Préfecture du Var, plusieurs scénarios ont été analysés pour améliorer l’accessibilité au Pôle d’Activités du Plateau de Signes. Certains ont été écartés, car ils ne permettaient pas d’atteindre les objectifs fixés, notamment en matière de réduction des nuisances pour les communes traversées, ni de respecter les contraintes techniques, environnementales ou financières du projet. Parmi eux figuraient, d’une part, une simple réorganisation du trafic sur les axes existants, ne prévoyant aucun nouvel itinéraire structurant et laissant subsister les problématiques actuelles, et d’autre part, la création d’une nouvelle voie depuis l’autoroute A50, dont le coût, estimé entre 60 et 70 M€ HT, présentait un impact environnemental considérable, d’importantes contraintes foncières et un niveau d’investissement disproportionné au regard des bénéfices attendus.
Un enjeu économique majeur.
L’amélioration des accès au Pôle d’Activités du Plateau de Signes ne constitue pas un simple projet d’infrastructures : elle conditionne le maintien et le développement du dynamisme économique régional. Dans un contexte de concurrence internationale croissante, disposer d’un parc d’activités accessible, performant et connecté est essentiel pour :
– préserver l’attractivité du territoire,
– maintenir les entreprises existantes,
– attirer de nouveaux investisseurs,
– et sauvegarder ainsi que créer des emplois qualifiés sur le bassin de vie Sud Sainte Baume.
Ne pas agir reviendrait à fragiliser un espace économique stratégique pour le Var et au-delà.
Une décision qui doit désormais converger.
La commune du Beausset souligne la nécessité absolue de parvenir à une solution consolidée et unique au sein du département du Var. Sans consensus varois, aucun dialogue constructif et stabilisé ne pourra s’engager avec les Bouches-du-Rhône en faveur d’un aménagement complémentaire à Cuges-les-Pins, dont la mise en œuvre est indispensable pour garantir une gestion harmonisée du trafic entre les deux départements. Ces projets constituent un ensemble cohérent, et non des options concurrentes, car indissociables dans l’aboutissement du schéma global d’accessibilité à la zone de Signes. Cette étape est un préalable stratégique pour garantir l’efficacité et la crédibilité des négociations inter-départementales.
La commune rappelle également que tous les acteurs concernés doivent être pleinement associés, notamment les collectivités, les services de l’État, les habitants, les viticulteurs et l’ensemble de la filière agricole, dont les préoccupations foncières et environnementales doivent être intégrées dans la conception des solutions finales.
Clarification sur le projet de 2007.
À cet égard, la médiatisation récente du tracé de contournement datant de 2007 ne saurait constituer une alternative. Ce scénario est désormais techniquement inenvisageable : entre 2007 et 2025, l’urbanisation s’est densifiée, les usages du territoire ont évolué, et les contraintes réglementaires, environnementales et foncières se sont considérablement renforcées. La réalité de 2025 n’a plus rien de commun avec celle de 2007.


