PARIS : Découverte importante dans la nécropole royale de T…
Partager :

PARIS : Découverte importante dans la nécropole royale de Tanis en Egypte – Une première en 80 ans
Importante découverte dans la nécropole royale de Tanis (Égypte).
La Mission Française des Fouilles de Tanis (École pratique des Hautes Études – PSL), dirigée par le professeur Frédéric Payraudeau (Sorbonne Université) et le Dr Ahmed Nakshara (Ayn Shams University), a découvert un ensemble de statuettes funéraires dans la nécropole royale de Tanis (San el-Hagar). Cette capitale de l’Égypte ancienne est déjà connue pour les trésors qui y ont été trouvés en 1939, joyaux du Musée égyptien de la place Tahrir.
Des statuettes conservées dans la boue des millénaires.
Dans une salle de la tombe du roi Osorkon II (22e dynastie, vers 850 avant J.-C.), l’équipe a trouvé un ensemble de 225 statuettes funéraires royales (ouchbetis) à leur emplacement d’origine, près d’un
sarcophage anonyme en granit rose. C’est en nettoyant le sol de la boue qui s’y était accumulée depuis des millénaires que cette découverte inattendue a été rendue possible. Ces statuettes de faïence appartiennent au pharaon Chéchonq III (830-791 av. J.-C.), bien connu pour ses constructions à Tanis. Leur identification confirme donc que ce pharaon est bien le propriétaire de ce sarcophage et des vestiges du mobilier funéraire trouvé à côté (poterie, perles). La mission a également découvert de nouvelles inscriptions dans la chambre funéraire qui confirment cette identification et permettent de réviser sensiblement l’histoire de la nécropole, puisque Chéchonq III possède par ailleurs une tombe à son nom sur le site, mais qu’il pourrait bien ne jamais y avoir été inhumé, au profit de cet enterrement dans la tombe de son prédécesseur Osorkon II.
Un programme d’étude et de conservation.
La découverte a été effectuée lors des travaux préliminaires du programme de conservation de la nécropole royale, qui comprend la construction d’un nouveau toit, le nettoyage des tombes et la restauration de leurs parois décorées.
La mission est financée par le Ministère des affaires européennes et étrangères, le CNRS (UMR AOROC et UMR Orient & Méditerranée), l’Institut français d’archéologie orientale et le Fonds Khéops pour
l’Archéologie.
Une première en 80 ans.
C’est la première fois depuis 1946 qu’une découverte aussi importante est faite dans les tombes royales de Tanis. La mission française y poursuit son programme d’étude et de conservation depuis 1929, en étroite collaboration avec le Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités et l’équipe égyptienne locale.
La Mission Française des Fouilles de Tanis (MFFT).
La MFFT, adossée depuis 60 ans à la section des Sciences religieuses de l’EPHE – PSL, opère depuis 1964 sur ce site archéologique majeur de l’Égypte pharaonique. Dirigée de 2014 à 2023 par François Leclère (ingénieur de recherche à l’EPHE-PSL) et depuis 2024 par Frédéric Payraudeau, elle est rattachée à l’UMR 8546 (CNRS / EPHE – PSL / ENS) Archéologie et philologie d’Orient et d’Occident (AOrOc). Ses locaux en France se trouvent depuis 2019, au Campus Condorcet (Aubervilliers). La mission consacre ses activités au ré-examen méthodique des zones déjà explorées, à la fouille de nouveaux secteurs, mais aussi à l’étude globale de la ville antique par le biais de prospections à grande échelle ainsi qu’à la valorisation scientifique et à la protection patrimoniale des vestiges majeurs découverts.
« Leur identification confirme que ce pharaon est bien le propriétaire de ce sarcophage… ». Frédéric Payraudeau, directeur de la Mission Française des Fouilles de Tanis
Contacts scientifiques :
Laurent Coulon / Frédéric Payraudeau
EPHE – PSL.
Fondée en 1868, l’École Pratique des Hautes Études occupe une place singulière dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche français. Elle se démarque par son très haut niveau d’érudition et
sa pédagogie de formation à la recherche par la pratique de la recherche.
3 sections.
Sciences de la vie et de la terre
Sciences historiques et philologiques
Sciences religieuses
3 Instituts.
tournés vers la société civile
320 enseignants-chercheurs
1 800 étudiants et auditeurs dont 600 doctorants
220 personnels administratifs et de recherche
Plus de 45 laboratoires


