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PARIS : JobLeads établit un classement de la durabilité pro…

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PARIS : JobLeads établit un classement de la durabilité professionnelle en Europe

Alors que la réforme des retraites a repoussé l’âge de départ à 64 ans, allongeant mécaniquement la durée de vie active de millions de Français, de nombreuses voix s’élèvent : notre manière de travailler est-elle réellement soutenable ?

 En effet, certains pays semblent mieux armés que d’autres pour permettre à leurs actifs de tenir dans la durée.

En analysant plusieurs indicateurs tels que l’âge de la retraite, le temps de travail et le taux de burnout, JobLeads a établi un classement de la durabilité professionnelle en Europe, où la France figure en bonne place.

Points clé de l’étude : 

  • Avec un indice de 8,15/10, le Luxembourg offre la vie professionnelle la plus durable d’Europe.
  • La France se classe 2e avec un indice de 7,93/10.
  • Les Italiens sont ceux qui travaillent le moins au cours de leur vie : ils passent 51 ans sans travailler.
  • Les pays où davantage de salariés travaillent à domicile affichent des taux de burn-out plus élevés parmi leur main-d’œuvre.

Les pays les plus durables pour travailler : 

Le Luxembourg en tête du classement de la vie professionnelle la plus durable en Europe

Une étude menée par JobLeads révèle que le Luxembourg se distingue comme le pays européen offrant la vie professionnelle la plus durable, avec un score impressionnant de 8,15/10. Ce petit État de moins de 3 000 km² affiche des conditions de travail particulièrement équilibrées : 35,4 heures de travail hebdomadaire, sur 35,6 années de vie active en moyenne.

Avec une espérance de vie de 83,4 ans, les Luxembourgeois bénéficient de 47,8 années sans travailler, soit le deuxième chiffre le plus élevé d’Europe, juste derrière l’Italie (51 ans). Toutefois, le revers de la médaille réside dans un taux de burnout et stress légèrement supérieur à la moyenne, touchant 11,6 % des salariés. Ce phénomène semble être lié à la forte prévalence du télétravail dans le pays, avec 12,7 % des travailleurs à domicile à temps plein. Le nombre moyen de jours d’arrêt maladie est également plus élevé que la moyenne européenne, atteignant 14 jours par salarié et par an.

La France, juste derrière son voisin

En deuxième position, on retrouve la France, avec un score de 7,93/10. Les Français travaillent en moyenne 37,2 années au cours de leur vie, avec un départ à la retraite à 64 ans, l’un des plus précoces en Europe de l’Ouest. La durée hebdomadaire de travail est de 35,6 heures, et environ un salarié sur dix pratique le télétravail.

Contrairement aux idées reçues, la France ne travaille pas aussi peu que l’on pourrait le penser. À titre de comparaison, les Belges travaillent en moyenne 34,2 heures par semaine et un sur sept télétravaille. En France, le taux de burnout est légèrement inférieur à celui du Luxembourg (8,3 % contre 11,6 %), tout comme les arrêts maladie, qui s’élèvent à 8,8 jours par salarié. Avec 1 501 heures travaillées par an, la France pourrait même espérer grimper à la première place, notamment avant les réformes liées à l’âge de la retraite, encore inférieur à celui de pays comme la Slovaquie (63,4 ans).

La Suède complète le podium

En troisième position, on retrouve la Suède, avec une note de 7,75/10. Contre toute attente, même les pays scandinaves ne surpassent pas la France sur ce critère de durabilité professionnelle.

Avec une espérance de vie de 83,4 ans et un âge de départ à la retraite à 65 ans, les Suédois peuvent profiter de 40,4 années hors de la vie active. Ils travaillent en moyenne 35,1 heures par semaine, soit environ 1 440 heures par an, un peu moins que les Français. En revanche, la Suède affiche un taux de burnout bien plus élevé, atteignant 20,3 %, soit plus du double de celui de la France. Cela pourrait s’expliquer par un télétravail plus répandu (14,3 % des salariés), et un nombre de jours d’arrêt maladie conséquent : 19 jours en moyenne par an.

À l’autre extrême : la Pologne ferme la marche

En bas du classement, la Pologne obtient un score de 6,3/10, bien en deçà de ses voisins. Les travailleurs polonais ont une vie professionnelle d’environ 35,5 années, pour un départ à la retraite à 65 ans. Cependant, leur espérance de vie plus courte (78,6 ans) limite les années hors emploi à seulement 13,6 ans.

Le temps de travail hebdomadaire est l’un des plus élevés d’Europe, avec 38,8 heures, soit 1 815 heures par an, près de 300 heures de plus qu’en France. Le burnout touche 36,6 % des salariés, et les arrêts maladie atteignent 14,6 jours par an en moyenne, malgré un télétravail peu développé (5,4 % de la population active).

Jobleads

https://www.jobleads.com/fr

Méthodologie :

  1. Les experts de JobLeads, plateforme internationale de recherche d’emploi, ont cherché à identifier quel pays européen offre la vie professionnelle la plus durable.
  2. Pour cela, ils ont déterminé plusieurs facteurs clés contribuant à une carrière durable, parmi lesquels :
    1. La durée moyenne de la vie active
    1. L’âge moyen de départ à la retraite
    1. Le nombre moyen d’heures travaillées par semaine
    1. Le nombre moyen d’heures de travail par an
    1. L’espérance de vie
    1. La proportion de salariés se déclarant en burnout
    1. La part des travailleurs en télétravail
    1. Le nombre de jours d’arrêt maladie par salarié et par an
  1. Des données ont été recueillies pour chacun de ces facteurs (les sources sont disponibles ici).
  2. Un indice a été établi à partir de ces données. Les experts ont déterminé si une valeur plus élevée ou plus faible pour chaque critère indiquait une vie professionnelle plus durable. Chaque facteur a été pondéré. Une formule de classement en pourcentage a ensuite été utilisée pour calculer l’indice global.
  3. L’ensemble des données est disponible ici.
  4. Les données ont été collectées entre le 9 et le 11 juin 2025 et sont exactes à cette date.