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PARIS : UDI – Logements locatifs supplémentaires pour…

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PARIS : UDI – Logements locatifs supplémentaires pour tenter de résorber la crise

Valérie Létard, Députée du Nord et ancienne Ministre du Logement.

Le secteur du logement est en crise.

Tous les indicateurs le montrent. Depuis 2019, il y a eu une baisse d’au moins 20% des permis de construire, de la production de logements sociaux, des transactions immobilières, des crédits immobiliers.

Cette crise, ce sont des milliers d’entreprises qui font faillite, des dizaines de milliers d’emplois détruits.

Mais ce sont aussi et surtout des Français qui, aujourd’hui, n’arrivent plus à se loger. Plus d’un étudiant sur 10 renonce à ses études à cause du logement. 1 salarié sur 5 renonce à un emploi à cause du logement. Pour 8 Français sur 10, le logement est le principal poids sur leur pouvoir d’achat.

En tant que Ministre du Logement, j’ai souhaité agir sur tout le parcours résidentiel avec, entre autres, l’élargissement du prêt à taux zéro, une baisse de RLS de 200 M€, et des exonérations de donations pour soutenir les achats de logements, dès la loi de finances pour 2025.

Relancer l’investissement locatif privé a aussi été une priorité, pour agir sur l’ensemble de la chaîne du logement, car c’est une vision globale qui est nécessaire. C’était le sens de la mission confiée à deux parlementaires en mars 2025 pour créer un statut fiscal suffisamment rentable pour le bailleur privé, et c’est le sens des travaux que je mène désormais à l’Assemblée nationale.

Avec Salvatore Castiglione, mon binôme, député suppléant, nous avons ainsi déposé un amendement dans le cadre du Projet de loi de finances, avec un objectif simple : mettre sur le marché de la location longue durée, à horizon 2030, près de 50.000 logements supplémentaires, avec 30.000 logements neufs supplémentaires et 20.000 pour la rénovation de l’ancien. Ce serait un quasi-doublement par rapport au rythme actuel, avec un coût faible pour les finances publiques, puisque les gains de TVA et la taxation des amortissements en cas de revente compenseront largement les baisses d’impôt sur le revenu et de CSG.

Dans le contexte parlementaire particulier de l’Assemblée nationale, après un long débat et de nombreux sous-amendements, nous avons fait adopter cet amendement le 14 novembre en séance et, ainsi, poser les bases d’une première version du texte. C’est aux sénateurs désormais de poursuivre le travail pour l’ajuster et l’améliorer, en poursuivant l’écoute attentive des professionnels de terrain.

Le monde du logement attend bien évidemment des ajustements importants sur certains points clés pour donner toute l’attractivité nécessaire à ce dispositif, notamment les différents plafonds ajoutés dans les débats pour contenir la dépense publique, qui limitent le potentiel d’investissement, le recours au déficit foncier ou encore le traitement des logements meublés pour la longue durée, utiles pour les étudiants ou les travailleurs en mobilité. J’ai espoir dans le travail en cours car les travaux accomplis permettent de faire émerger un consensus important, qui n’existait pas il y a un an : ce dont le logement a besoin aujourd’hui, c’est d’un cadre fiscal stable, suffisamment attractif, pour permettre une production suffisante qui permette de faire diminuer la tension sur la vie et le pouvoir d’achat des Français, et répondre ainsi aux nombreuses demandes de logement pour nos étudiants, nos jeunes, nos travailleurs et nos familles.

Qu’il me soit permis de féliciter Salvatore Castiglione : pendant un an, il aura démontré sa capacité à être à la fois un député de terrain, travaillant dans la proximité pour les habitants du valenciennois, et un député de dossiers qui aura défendu l’intérêt général dans l’hémicycle. Il a été un précieux relais pendant mon année ministérielle, facilitateur pour mon retour à l’Assemblée et cheville ouvrière pour le dépôt de cet amendement.

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine.