PARIS : François GOMBERT – Marketing et plateformes
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PARIS : François GOMBERT – Marketing et plateformes
Le virtuel c’est bien beau, mais le réel fait un comeback fracassant.
Fini les bulles spéculatives déconnectées : voici venu le temps du concret, de l’authentique, du palpable. Dans un monde saturé de filtres et de fictions, le public réclame du vrai, du vécu. Le grand retour du réel, c’est le réveil des marques et des communicants qui redescendent sur Terre. On le voit partout : les campagnes jouent la carte de l’authenticité brute, les dirigeants sortent du metaverse pour renouer avec la “vraie vie” et les citoyens plébiscitent les preuves tangibles plutôt que les promesses en l’air.
Pourquoi ce retour en grâce du réel ? Parce que le réel rassure. Il y a eu l’ivresse du tout-digital et des intelligences artificielles omnipotentes, mais aussi la gueule de bois des fake news et des bulles virtuelles qui éclatent. En 2025, chacun a envie de solide, de sincère, de relations humaines pas filtrées. Le storytelling se recentre sur l’expérience vécue, les événements redeviennent physiques et les communautés se rassemblent de nouveau IRL. Même les géants de la tech l’ont compris : on ne bâtit pas la confiance avec des mirages, mais avec du concret et du « prouvé sur pièces ».
Cette tendance, je la vois comme une formidable opportunité stratégique. Communicants, arrêtons de survendre l’utopie et montrons le réel, avec ses aspérités, ses émotions vraies. Marques, redevenez crédibles en mettant les mains dans le cambouis du quotidien de vos publics. Politiques, reconnectez-vous aux préoccupations tangibles de vos électeurs, loin des éléments de langage désincarnés. Bref, place à la communication incarnée, enracinée, humaine. C’est ainsi qu’on regagnera cœurs, esprits… et réputations. Welcome back dans le monde réel, enfin ! ✨
– François Gombert (me suivre sur Linkedin, Twitter & Instagram)
Marketing & Plateformes
Yahoo sort de sa torpeur et conclut quatre partenariats majeurs (DoorDash, StockX, Dollar General, Nextdoor) pour muscler son offre de commerce media.
Ces deals positionnent Yahoo comme régie publicitaire privilégiée des retailers en quête d’audience hors de leurs sites. En misant sur le programmatique et la data shopper, Yahoo élargit les inventaires publicitaires disponibles et attaque frontalement Amazon et Meta sur le terrain de la publicité retail.
Signe des temps : le marketing de plateforme sort du giron des GAFAM historiques pour se diversifier stratégiquement.
Meta (Instagram) ouvre les vannes publicitaires sur Threads, son réseau façon Twitter.
Nouvelles fonctionnalités pubs lancées : formats carrousel, annonces Advantage+ avec catalogue produits… Objectif affiché : monétiser les 400 millions d’utilisateurs Threads sans casser l’expérience. Meta mise sur une intégration fluide via son API publicitaire existante, et sur l’IA pour garantir brand safety.
Le réel ici, c’est la rentabilité : même Threads, né idéaliste anti-X, rentre dans le rang publicitaire. Une évolution qui confirme que toute plateforme doit tôt ou tard prouver son modèle économique.
TikTok (Los Angeles) profite de son Creator Summit pour choyer ses influenceurs : la plateforme annonce un meilleur partage de revenus et surtout deux outils dopés à l’IA pour faciliter la création vidéo.
Les nouvelles fonctions “AI Outline” (planning de contenu) et “Smart Split” (montage automatisé) promettent de simplifier la vie des créateurs et d’optimiser leur productivité.
En clair, TikTok veut garder ses stars maison en leur donnant les moyens technologiques d’inonder le feed. Stratégiquement, la plateforme se pose en alliée innovante des créateurs car leur succès alimente directement le sien.
SOURCE : François Gombert – Com’On En Parle !