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TANNERON : Michel LOVERA, porte-voix de la profession

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TANNERON : Michel LOVERA, porte-voix de la profession

Au cœur de l’hiver, la Côte d’Azur se pare d’un soleil nouveau.

Celui des mimosas en fleurs. Dès la fin décembre et jusqu’au début du mois de mars, les collines du Tanneron s’embrasent de jaune, les vallons s’illuminent d’un éclat tendre et l’air se parfume d’un souffle chaud et poudré.

Bienvenue sur la Route du Mimosa, le plus doux des itinéraires d’hiver de Bormes-les-Mimosas à Tanneron, 8 communes -du Var et des Alpes-Maritimes- célèbrent la plus lumineuse des fleurs d’hiver. L’occasion de troquer les doudounes contre les lunettes de soleil !

Sur la Côte d’Azur, l’hiver n’est pas une saison, c’est un état d’âme. On y roule les fenêtres ouvertes et l’air porte un parfum d’or. Pour les gourmands, le mimosa se décline en glaces, en sirops, en douceurs sucrées.. Dans les maisons, il s’invite sous forme de bougies et de parfums d’ambiance… On se perd dans les ruelles des villages, sur les sentiers, à la rencontre des mimosistes… Et quand on repart, on peut garder sur soi quelque chose de cette lumineuse Côte d’Azur, comme un éclat d’or coincé entre deux pages de carnet et une promesse de printemps.

LES VILLES DE LA ROUTE DU MIMOSA :

Bormes-Les Mimosas

Rayol-Canadel sur Mer

Sainte-Maxime

Saint Raphael

Tanneron (Pays de Fayence)

Mandelieu-La Napoule

Pégomas

Grasse (Pays de Grasse)

Avec le précieux soutien de COTE D’AZUR FRANCE TOURISME et VAR TOURISME.

Michel Lovera, l’un porte-voix de la profession

Il en impose. Corpulent, voix qui porte… Michel Lovera est une incontournable figure des mimosistes et producteurs d’eucalyptus du massif en tant que président du Syndicat des exploitants agricoles du Tanneron (qui compte une cinquantaine d’adhérents). Une structure historique tombée en désuétude avant d’être relancée en 2016. Élu également à la chambre d’Agriculture du Var, il se démène pour faire bouger les lignes autour d’une profession, qui a connu ses heures de gloire, mais reste encore trop souvent délaissée par les institutions. « Je me bats pour faire reconnaître cette activité oubliée par le monde agricole, explique-til. Depuis qu’on a repris le syndicat, ça s’améliore » Le combat passe par des choses très concrètes : « on n’a pas de codes Insee, APE pour nous. Je suis en train d’essayer d’y remédier.

Il y a des aides, des subventions qui ne nous sont pas attribuées parce que nous ne sommes pas référencés ! » A l’instar de ses collègues, Michel Lovera s’inscrit dans une longue tradition. Tout est parti d’une rencontre en 1996 avec celle qui allait devenir son épouse. Lui était fils de maraicher, elle fille de mimosiste. « Dans les années 90, le maraichage s’est cassé la figure avec l’arrivée de marchandises espagnoles, italiennes… Nous n’arrivions plus à écouler nos marchandises alors que nous avions dix hectares de pleins champs et deux hectares de serre. J’ai dit à mon père : j’arrête! » Son beau-père cherchait quelqu’un pour récolter. Il lui propose alors de le rejoindre. « C’est comme ça que j’ai mis la main dans le mimosa. Il a pris sa retraite, on a repris l’exploitation en 1999 et on a agrandi en passant de sept/huit hectares à 15 ».

Aux origines, sa bellefamille écoulait la fleur jaune un peu partout par wagons, au départ de la gare de marchandise de Cannes La Bocca. L’été, ils produisaient en parallèle des fruits et avaient une activité de camping sur l’un de leur terrain. « Un jour, ils y ont rencontré le directeur d’une banque hollandaise qui connaissait un directeur de marché aux fleurs en Hollande. Il les a mis en contact. Ils ont alors pu expédier le mimosa là-bas… » . Depuis cette époque, les Lovera expédient toujours leur production sur marché néerlandais, « au cadran, sans intermédiaire ». Ils ne produisent plus de mimosa depuis des années, mais de l’eucalyptus, en branches calibrées à 40 ou 60 centimètres. Ce feuillage très demandé est envoyé chez deux autres clients : un grossiste spécialisé et un autre qui façonne les bouquets vendus en supermarché. Le Tanneron est partout.