MARSEILLE : Avec l’achèvement de sa première phase, le Prog…
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MARSEILLE : Avec l’achèvement de sa première phase, le Programme SYRIUS dessine de nouvelles pistes pour l’industrie bas carbone dans la région
Au terme de la première phase de SYRIUS, le programme de décarbonation du territoire industrialo-aéro-portuaire s’étendant de Fos-sur-Mer, en passant par l’Étang de Berre et le Bassin de Gardanne/Meyreuil jusqu’à Manosque, PIICTO, l’ADEME ont organisé ce mardi 4 novembre à l’aéroport Marseille Provence le 3e forum dédié au projet.
L’occasion de présenter les conclusions de cette première étape, ainsi que les perspectives de sa seconde partie, qui débutera en 2026.
L’évènement s’est tenu en présence des partenaires du programme : Capenergies, Novachim, la Région Sud, la Métropole Aix-Marseille-Provence, le Port de Marseille-Fos.
À l’occasion du 3ème Forum SYRIUS, organisé ce 4 novembre à l’Aéroport Marseille Provence, PIICTO, l’ADEME et les partenaires du Programme SYRIUS : Capenergies, Novachim, la Région Sud, la Métropole Aix-Marseille-Provence, le Port de Marseille-Fos, ont présenté le bilan de la phase 1 (2023-2025) et les perspectives 2026-2030 du Programme SYRIUS, lauréat de l’appel à projets Zone Industrielle Bas Carbone (ZIBaC), opéré par l’ADEME dans le cadre de France 2030.
La décarbonation figure en bonne place parmi les défis auxquels est confrontée l’industrie française. Chaque année, 18 millions de tonnes de CO2 sont émises sur le territoire couvert par SYRIUS. Bien conscient des enjeux, un collectif d’entreprises industrielles et logistiques s’est réuni aux côtés de l’association PIICTO, de ses partenaires d’animation, de l’ADEME et des collectivités territoriales, pour lancer en 2023 le programme de décarbonation intitulé SYRIUS (pour Synergies Régénératives IndUstrielles Sud).
Un collectif industriel inédit pour tendre vers un territoire compétitif et bas carbone.
Dédié à la décarbonation du tissu industrialo-aéro-portuaire de ce territoire, le Programme SYRIUS fédère 60 membres, dont près de 50 acteurs industriels majeurs, sur un périmètre incluant principalement Fos-sur-Mer, l’Étang de Berre et jusqu’à Gardanne-Meyreuil et Manosque pour certaines activités. Ces entreprises, qui représentent 50 000 emplois directs et 140 000 emplois indirects/induits, partagent une ambition commune : réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 80% d’ici 2050.
Un projet novateur, notamment par sa forme, qui, comme le souligne Nicolas Mat, Secrétaire général de PIICTO et coordinateur du Programme SYRIUS : « illustre la capacité des acteurs industriels du Sud à se fédérer, coopérer, partager et construire une trajectoire collective de décarbonation ambitieuse pour le territoire en mutualisant les ressources et les infrastructures ».
Trois scénarios définis et une stratégie de décarbonation multi-leviers.
Lauréat de l’appel à projets « Zones Industrielles Bas Carbone » (ZIBaC) opéré par l’ADEME dans le cadre du dispositif France 2030, SYRIUS comprend deux phases de développement, dont la première vient de s’achever. La phase 1 (2023-2025) a permis de réaliser 28 études financées à parts égales par l’État (France 2030) et les industriels et partenaires, pour un budget global de 8M€.
La phase 1 a permis de mettre en évidence et structurer 3 scénarios de décarbonation, pour atteindre l’objectif de réduction de 80% des émissions de GES à horizon 2050.
Ces scénarios, basés sur différentes hypothèses d’évolutions du contexte économique, dessinent des trajectoires différentes, mais montrent, dans tous les cas, que l’atteinte des objectifs de décarbonation ne peut reposer sur une solution unique. Bien au contraire, plusieurs leviers de décarbonation sont à mettre en place de manière quasi simultanée, notamment via la création ou le développement d’infrastructures mutualisées telles que :
- Le renforcement du réseau d’alimentation électrique (investissement estimé entre 1,5 et 3 Md€) ;
- Le déploiement d’un hub hydrogène régional (jusqu’à 5 Md€ d’investissements, dont 1,5 Md€ pour les infrastructures mutualisées) ;
- La structuration d’un hub CO₂, intégrant capture, transport et stockage géologique (entre 2 et 6 Md€ selon les scénarios).
Des retombées positives pour l’emploi et l’attractivité du territoire.
Quel que soit le scénario, des retombées positives sont attendues, avec notamment une perspective d’amélioration significative de la qualité de l’air et jusqu’à 5 000 emplois directs qui pourraient être créés sur le territoire, accompagnés par l’essor des métiers liés à la transition énergétique.
Néanmoins, dans le scénario dit tendanciel, les efforts de décarbonation seraient principalement dûs à des baisses d’activité.
2026 -2030 : une phase 2 concrète et engagée.
Les porteurs du Programme SYRIUS ont déposé, en juillet 2025, un dossier de candidature à la phase 2 de l’appel à projets « Zones Industrielles Bas Carbone », avec un objectif de près 16 M€ de financement public.
Cette nouvelle phase, qui débutera dès 2026, visera à :
- Approfondir l’étude des pistes d’exécution des différents scénarios de décarbonation mis en évidence dans le cadre de la première phase ;
- Synchroniser le développement des infrastructures mutualisées (électricité, CO₂, hydrogène) ;
- Développer l’attractivité économique du territoire et accompagner les projets industriels porteurs de souveraineté énergétique, en veillant à établir des synergies ;
- Caractériser et documenter les mutations industrielles à l’œuvre sur ce territoire, notamment portées par la dynamique de décarbonation.
« La décarbonation n’est pas seulement un impératif environnemental : c’est une formidable opportunité de réindustrialiser durablement le territoire, d’y ancrer l’emploi et l’innovation », conclut Simon DELTOMBE, Coordonnateur national ZIBaC à l’ADEME, opérateur du dispositif France 2030.

