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PARIS : Giennois, le goût des marques familières

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PARIS : Giennois, le goût des marques familières

Le pays de la faïence accueille nombre d’entreprises importantes, dont Essity et Pierre Fabre dans les PGC.

La Communauté de communes agit avec elles en partenaire attentif aux opportunités d’en attirer d’autres. Entretien avec Francis Cammal, président de la Communauté des communes giennoises, maire de Gien et vice-président du Conseil départemental du Loiret.

Comment votre territoire promeut-il son attractivité sur le plan économique ?

Francis Cammal : Nous avons la chance d’avoir un tissu industriel dense et divers. Des fleurons comme Essity, Otis, Pierre Fabre ou Shiseido font la renommée du Giennois. Ce sont de grandes entreprises qui représentent des centaines d’emplois, qui innovent et qui sont bien implantées depuis longtemps. Leur présence contribue amplement à l’attractivité du territoire. À cela s’ajoute la proximité de deux centrales nucléaires, Dampierre-en-Burly et Belleville-sur-Loire, qui emploient de nombreux salariés. Cette combinaison crée une dynamique industrielle forte, avec des entreprises impliquées dans la vie locale et soucieuses de pérenniser leurs activités.

Quels sont vos atouts et vos freins ?

F. C. : Notre atout majeur est notre proximité avec Paris. L’autoroute A77 est joignable à cinq kilomètres et la liaison ferroviaire fonctionne bien, ce qui rend le territoire accessible. Ce n’est pas un détail : pour une entreprise étrangère, se trouver à une heure et demie de la capitale est rassurant. Un autre atout est le travail mené depuis plusieurs décennies avec des politiques volontaristes pour attirer, accueillir et fidéliser les entreprises.

Côté freins, il faut reconnaître que dans l’est du Loiret, nous nous trouvons un peu à l’écart des grands axes. En dehors de Paris, nos liaisons vers Orléans, Bourges ou Auxerre sont médiocres, seulement routières. Cela limite la mobilité et peut compliquer la vie des entreprises. Et puis nous ne sommes pas une métropole : Gien, c’est 14 000 habitants, la communauté 26 000, le bassin environ 50 000. Cela reste modeste. Nous n’avons pas l’offre culturelle, universitaire, commerciale ou récréative d’une grande ville. Pour des cadres qui hésitent à s’installer, cela peut être un frein. Certains ingénieurs ou managers acceptent de travailler à Gien mais préfèrent résider à Orléans, voire à Paris. Ils ne viennent que quelques jours sur place, souvent en combinant télétravail et hébergements temporaires. C’est une limite réelle.

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SOURCE : ILEC – La Voix des marques.