BORDEAUX : Gauss Fusion dévoile GIGA, la 1ère centrale à fu…
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BORDEAUX : Gauss Fusion dévoile GIGA, la 1ère centrale à fusion d’Europe
Gauss Fusion présente le premier rapport complet de conception d’une centrale à fusion commerciale d’Europe.
Gauss Fusion, greentech spécialisée dans l’énergie de fusion basée à Mérignac, annonçant avoir achevé le premier rapport complet de conception d’une centrale à fusion commerciale d’Europe.
Fruit de 3 années de R&D en collaboration avec une centaine d’experts de cinq pays européens, ce CDR (Conceptual Design Report) de plus de 1300 pages détaille comment faire passer la fusion du stade de la recherche scientifique à la réalité commerciale. Une première en Europe.
Présenté quelques jours seulement après l’annonce du plan allemand pour la fusion nucléaire d’un montant de 2 milliards d’euros, le CDR de Gauss Fusion sera remis au gouvernement allemand dans les dix prochains jours.
À l’image des collaborations européennes ayant permis de réaliser ce CDR, Gauss Fusion insiste sur la nécessité de créer un « Eurofighter pour la fusion » afin d’unir les forces du continent pour faire de la fusion une réalité.
Gauss Fusion, greentech européenne spécialisée dans l’énergie de fusion, annonce avoir finalisé le rapport de conception (CDR) de GIGA, sa future centrale à fusion. Développé en collaboration avec des partenaires de cinq pays européens, ce rapport de plus de 1300 pages détaille comment faire passer la fusion du stade de la recherche scientifique à la réalité commerciale. Une première en Europe.
« Notre rapport de conception (CDR) est l’aboutissement de trois années de travail visant à transformer la promesse de la fusion en un concept de centrale électrique crédible et pratique, prénommée GIGA. Il démontre que l’industrie européenne dispose des capacités nécessaires pour passer de la vision à la réalité technique. Ce CDR rassemble le savoir-faire de centaines de spécialistes à travers l’Europe et prouve que les technologies, les matériaux et les chaînes d’approvisionnement nécessaires à la fusion sont désormais à notre portée », indique Milena Roveda, PDG de Gauss Fusion.
Ce CDR définit des objectifs à long terme en matière de coûts et de calendrier, tout en intégrant les incertitudes liées aux technologies émergentes. Gauss Fusion estime à ce jour que la mise en service du premier réacteur à fusion commercial, prévue à l’horizon milieu des années 2040, nécessiterait un investissement de 15 à 18 milliards d’euros.
Présenté quelques jours seulement après l’annonce de Bettina Stark-Watzinger, ministre fédérale allemande de la Recherche, d’un plan d’action de 2 milliards d’euros pour la fusion nucléaire du gouvernement allemand, les travaux de Gauss Fusion, qui combinent une feuille de route pour l’industrialisation et une conception technique complète en parallèle du CDR, seront communiqués au gouvernement allemand dans les dix prochains jours. Ils placent l’entreprise au centre de la course européenne pour la mise en œuvre de l’énergie de fusion.
Une vision paneuropéenne assumée pour faire de la fusion une réalité.
Fruit de trois années de développement avec le soutien de partenaires industriels de toute l’Europe, ce CDR traite de tous les systèmes critiques nécessaires à la construction de la première centrale à fusion : depuis l’architecture globale, la base de conception et le concept de conception jusqu’au cadre de sécurité, la stratégie de qualification, l’ingénierie des systèmes, les opérations du cycle de vie et les considérations relatives aux déchets radioactifs.
« Le rapport de conception aborde les défis industriels majeurs qui séparent encore la science de la fusion de l’énergie de fusion. Du développement d’un cycle fermé du combustible tritium, à la maîtrise de l’utilisation d’aimants supraconducteurs avancés, jusqu’aux matériaux capables de résister à des charges thermiques et neutroniques extrêmes. Il est essentiel de surmonter chacun de ces défis pour que la fusion soit non seulement techniquement réalisable, mais aussi commercialement viable », explique Frédérick Bordry, directeur technique, Gauss Fusion.
Ce CDR cristallise la vision portée par Gauss Fusion d’un « Eurofighter pour la fusion », programme paneuropéen qui allie le savoir-faire industriel, les investissements nationaux et les capacités de la chaîne d’approvisionnement afin d’assurer la souveraineté énergétique de l’Europe. Le programme est structuré en phases incluant des étapes clés qui permettent aux partenaires, aux actionnaires, aux collaborateurs et aux autres parties prenantes de gérer les performances du programme avec une approche visant à réduire les risques et à accroître la maturité technologique.
Le projet rassemble des partenaires européens de premier plan dans les domaines de l’ingénierie et de la recherche, notamment ceux basés dans les pays européens suivants :
- France : collaboration avec Alsymex, avec le soutien d’Alcen, actionnaire de Gauss Fusion, pour la faisabilité de la fabrication et le développement de prototypes ; partenariat avec Assystem pour l’ingénierie des systèmes ; et collaboration avec le CEA.
- Italie : collaboration avec l’Agence nationale pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement économique durable (ENEA) et le Consortium italien pour la supraconductivité appliquée (ICAS). Partenariat avec SIMIC pour la construction générale et collaboration avec ASG Superconductors, avec le soutien de l’actionnaire de Gauss Fusion, la famille Malacalza.
- Espagne : collaboration avec un autre actionnaire, IDOM, sur la conception technique complexe du cycle du combustible élargi ; et collaboration stratégique avec IFMIF-DONES.
- Allemagne : en collaboration avec l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT), le Centre de recherche de Jülich (FZJ) et l’Institut Max Planck de physique des plasmas (IPP). Avec le soutien de l’actionnaire RI Research Instruments et du partenaire stratégique Bruker EAS.
Ces alliances renforcent la mission de Gauss Fusion consistant à combiner la capacité industrielle, l’excellence de la recherche et l’expertise de la chaîne d’approvisionnement afin d’assurer le leadership industriel de l’Europe dans le domaine de la fusion.
« Cette étape importante est un moment de grande fierté pour tout le monde chez Gauss Fusion. Le rapport de conception reflète le dévouement et l’ingéniosité extraordinaires de nos équipes et partenaires à travers l’Europe, des personnes qui, comme moi, croient que la fusion peut changer le cours du progrès humain.
Notre mission est simple mais profonde : faire de la fusion une source d’énergie propre, illimitée, pratique et évolutive. La réalisation de cet objectif contribuera non seulement à garantir l’indépendance énergétique de l’Europe, mais aussi à créer un monde meilleur et plus durable pour les générations futures », conclut Frank Laukien, actionnaire majoritaire et président non exécutif de Gauss Fusion.
À noter que des collaborations sont déjà en cours avec Alsymex, industriel français expérimenté en matière d’ingénierie et fabricant de composants pour ITER, pour démontrer la faisabilité de composants innovants de centrale à fusion ; mais également avec l’entité italienne ENEA (L’Agence Nationale pour les Nouvelles Technologies) et l’ICAS (une spin-off de l’ENEA) pour le développement les aimants supraconducteurs nécessaires aux réacteurs à fusion nucléaire ; ainsi qu’avec l’Institut Max Planck de physique des plasmas (IPP), l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) et le Forschungszentrum Jülich (FZJ). Ces programmes de collaboration devraient être intensifiés au cours de la prochaine phase de conception, qui devrait débuter après l’examen du CDR par un panel indépendant en janvier 2026.
Du laboratoire à la centrale électrique.
Gauss Fusion conçoit une centrale à fusion commerciale complète, la GIGA, comprenant tous les systèmes auxiliaires nécessaires : boucles d’extraction de chaleur et de refroidissement pour la production d’électricité, systèmes cryogéniques pour les aimants supraconducteurs, conversion d’énergie pour le raccordement au réseau, ainsi que des systèmes de vide et de diagnostic. L’un des principaux axes de travail est le cycle du combustible tritium, sans doute le défi industriel le plus exigeant de la fusion. Le rapport décrit comment le tritium peut être produit, extrait et réutilisé au sein même du réacteur.
Matériaux, aimants, gestion des déchets.
Le CDR aborde des questions clés : quels matériaux peuvent résister à une chaleur extrême, à un bombardement neutronique et à des cycles constants ? Comment fabriquer à grande échelle des supraconducteurs à haute et basse température et les concevoir de manière à faciliter leur maintenance ? Et comment gérer les composants activés ?
Contrairement à la fission nucléaire, la fusion ne produit pas de déchets radioactifs de haute activité à longue durée de vie. La plupart des matériaux activés ont une demi-vie de plusieurs décennies et peuvent être partiellement recyclés. Le CDR intègre ces stratégies de recyclage dans la conception de la centrale dès le départ.
À propos de Gauss Fusion.
La mission de Gauss Fusion est d’accélérer l’industrialisation de l’énergie de fusion, la rendre évolutive et en faire une réalité en Europe. Fondée en 2022 par des entreprises industrielles privées d’Allemagne, de France, d’Italie et d’Espagne, cette Greentech réunit une combinaison unique en Europe de recherche scientifique de pointe et d’expertise industrielle autour de l’énergie de fusion. La compagnie contribue ainsi de manière décisive à façonner un approvisionnement énergétique durable et indépendant en Europe, avec des prix stables et une disponibilité importante.
Les entreprises fondatrices comptent parmi les leaders européens de l’industrie de la fusion. Elles possèdent des dizaines d’années d’expérience, d’expertise et un historique important dans la fabrication de composants et de technologies dans l’industrie.
Parallèlement, Gauss Fusion associe son savoir-faire entrepreneurial et technique à l’excellence d’instituts de recherche de premier plan en Europe. Il s’agit notamment du CERN en Suisse, de l’Institut Max Planck de physique des plasmas (IPP) et de l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) en Allemagne, de l’ENEA en Italie et de l’Université technique d’Eindhoven aux Pays-Bas.
Plus d’informations sur https://gauss-fusion.com
GIGA, la future centrale à fusion de Gauss Fusion. Crédit photo @Gauss Fusion.

