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MARSEILLE : La CPME Sud alerte sur le coût de l’insta…

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MARSEILLE : La CPME Sud alerte sur le coût de l’instabilité politique

C’est dans l’attente de la nomination d’un nouveau Premier ministre que la CPME SUD, en ligne avec la position nationale de la CPME, tire la sonnette d’alarme sur l’instabilité politique qui secoue la France depuis juin 2024.

Censure du gouvernement Barnier, dissolution de l’Assemblée nationale, alternances rapides de gouvernements et, dernier épisode en date, la nomination de Sébastien Lecornu le 5 octobre suivie de la démission quasi immédiate de son gouvernement. Cette succession d’événements alimente une instabilité qui freine les investissements, retarde les commandes et nourrit une défiance croissante des chefs d’entreprise.

Pour la CPME Sud, il est essentiel de protéger les entreprises et de leur redonner un environnement stable, lisible et de conserver une politique de l’offre afin que les entreprises puissent continuer à investir, embaucher et contribuer à la vitalité économique du pays.

Le constat est implacable : chaque nouvel épisode de crise accentue la dette publique, réduit les marges de manœuvre et dégrade l’image de la France. D’après l’OFCE (L’Observatoire Français des Conjonctures Économiques), la crise politique représentera à fin 2025, 0,5 point de croissance perdue soit environ 16 Mds €. En effet, entre la censure du gouvernement Barnier et la dissolution de l’Assemblée nationale, ce sont respectivement 12 Mds € puis 4 Mds €, (dont – 2,9 Mds € de recettes fiscales et +1 Md € lié à la hausse des taux d’intérêt) qui ont été perdus. L’instabilité a un coût réel et massif pour l’économie française et menace directement la survie des PME. Dans ce contexte, la CPME Sud appelle à retrouver un cap clair et un compromis autour du budget.

La CPME appelle à la responsabilité des décideurs politiques autour d’un compromis fondé sur trois axes :

  • Restaurer l’efficience de la dépense publique ;
  • Simplifier la vie des entreprises et des citoyens ;
  • Valoriser le travail en soutenant ceux qui le portent, salariés comme entrepreneurs,  et non en leur faisant assumer seuls le poids des décisions politiques à venir.

“ Pour les PME, l’incertitude est la pire des situations. Nous demandons instamment aux politiques de réagir. Il faut trouver un compromis – mais pas à n’importe quel prix. Le compromis que nous appelons de nos vœux n’est pas un compromis de façade : il doit reposer sur trois piliers simples et concrets : dépenser mieux, simplifier la vie des entreprises et redonner toute sa valeur au travail ” conclut Alain Gargani, président de la CPME Sud.