MARSEILLE : Quand 1€ investi dans l’air en rapporte 10
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MARSEILLE : Quand 1€ investi dans l’air en rapporte 10
Après un mois de septembre marqué par l’omniprésence des sujets liés à la qualité de l’air dans l’actualité – parution de la grande étude nationale PestiRiv et analyse par nos équipes de ses résultats en région Sud ; publication scientifique qui recense des tonnes de pesticides dans les nuages français; Journée mondiale de la lutte contre la maladie d’Alzheimer, où la pollution atmosphérique est pointée du doigt…
Choisir le thème de notre dossier mensuel s’est avéré compliqué.
Résultat : nous avons choisi de ne pas choisir. L’impact des pesticides dans l’air est donc au centre de cette newsletter, au même titre que l’incidence des polluants atmosphériques dans les maladies neurodégénératives, thème de notre épisode podcast. Un non choix qui en est en réalité un, quand la journée du 10 octobre sera celle de la santé mentale au niveau mondial, et qu’elle a été définie Grande Cause nationale 2025 en France.
Ce mois est aussi celui d’Octobre Rose, cause dans laquelle AtmoSud a choisi de s’engager quand 35% de femmes composent nos équipes. Elles pourront – comme les partenaires de nos collaborateurs qui le souhaitent – participer à une séance collective de sensibilisation et de prévention du cancer du sein assurée par l’association aubagnaise T’Hâtez vous ! Un engagement qui fait d’autant plus sens que selon l’étude XENAIR du Centre de lutte contre le cancer Léon Bernard, la pollution de l’air fait partie des facteurs environnementaux dont l’exposition à long terme favorise la survenue du cancer sein, qui représente la première cause de décès par cancer chez la femme. Prévenir vaut donc toujours mieux que guérir !
Ou quand 1€ investi dans l’air en rapporte 10.
C’est ce que démontre une étude Airparif – Observatoire régional de santé Île-de-France en se basant sur le budget déployé par le département entre 2010 et 2019 dans le cadre de sa lutte contre la pollution atmosphérique. Soit, 5 milliards d’euros qui ont permis d’économiser 51 milliards. Et de générer un ROI de 1 pour 10 tout en épargnant des milliers de vie.
Pour dégager ce résultat, l’étude compare le coût des mesures prises en faveur d’une meilleure qualité de l’air, au coût de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique sur le territoire francilien (et plus globalement dans l’Hexagone). Soit, un montant de 28 milliards qui englobe le coût :
– des décès prématurés,
– des maladies chroniques
– des hospitalisations
– la baisse de la productivité due aux arrêts maladies
– des rendements agricoles qui chutent
À noter que plus globalement, la facture liée aux seuls 40 000 décès prématurés annuels dus à la pollution est estimée à 48 milliards d’euros.
Cette étude prouve que quand les politiques publiques déploient des mesures écologiques (moins de trafic routier, chauffages moins polluants, surveillance accrue de la qualité de l’air, mise en place effective de ZFE…) les résultats sont là : des milliers de deniers épargnés et autant de vies sauvées.
SOURCE : AtmoSud.

