HYERES : Condamnation de Nicolas Sarkozy, la réaction de Ma…
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HYERES : Condamnation de Nicolas Sarkozy, la réaction de Max Bauer
Après sa condamnation à cinq ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs », l’ancien chef de l’Etat connaîtra sa date d’écrou le 13 octobre prochain.
Pour Max Bauer, ancien président de la Coordination Rurale du Var : « C’est un tournant historique qui ne me laisse pas indifférent en tant que syndicaliste « en retrait » et nouvellement engagé en politique aux élections municipales 2026 à Hyères sur la liste des « Unions des Hyèrois » avec François Cornilleau ».
Après la condamnation de Nicolas Sarkozy, à cinq ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs », l’ancien chef de l’Etat connaîtra sa date d’écrou le 13 octobre et pourrait être incarcéré dans la foulée, avec mandat de dépôt différé assorti d’une exécution provisoire, il ira en détention. La décision de l’exécution provisoire prive l’appel de son effet suspensif qui, dans le cas, lui aurait évité la prison dans l’attente d’une condamnation définitive.
Cette mesure extraordinaire est motivée, disent les magistrats, par un « risque de trouble à l’ordre public ».
Nicolas Sarkozy s’en étonne : « Les faits datent d’il y a 20 ans, j’ai été relaxé de 3 des 4 infractions qu’on me reprochait. Je me suis rendu à toutes les audiences du tribunal auxquelles j’étais convoqué. J’ai consciencieusement répondu à la barre pendant plus de 30 heures (…). De trouble à l’ordre public il n’y a jamais eu ».
JUGEMENT D’UNE EXTREME GRAVITE
L’exécution provisoire reste une exception. Seulement 5% des condamnations en sont assorties, d’après les chiffres du ministère de la Justice. Cela concerne toutes les peines prononcées en France, pas seulement les peines de prison.
Il s’agira de la première fois dans l’histoire de la République française qu’un ancien président soit emprisonné. Il a dénoncé un jugement « d’une gravité extrême pour l’Etat de droit ».
Les faits reprochés sont d’une gravité exceptionnelle, « de nature à altérer la confiance des citoyens », a insisté la présidente du tribunal.
On peut se poser la question suivante ? La présidente du tribunal ne s’est pas intéressée pour la première fois à Nicolas Sarkozy dans le cadre du procès. Quelques années plus tôt, lorsque celui-ci était chef de l’État, elle avait affiché son hostilité à son égard. En 2011, la juge d’instruction, la représentante du syndicat USM, avait manifesté contre lui.
LE JUGE IMPOSE SA MORALE
La liberté de conscience et d’opinion est quelque chose de fondamental, mais encore faut-il se rappeler que le juge n’est pas là pour aider à disqualifier politiquement un candidat à la présidence de la République (affaires Fillon, Le Pen). Il n’est pas là non plus pour imposer sa morale à la société.
Où est l’impartialité quand en 2010 sur l’affaire du Mur des cons, un magistrat d’un syndicat USM épingle un « con » sur un tableau est amené, ensuite, à juger cette personne.
Il n’y a pas que les politiques (très souvent de droite) qui doivent craindre la justice en France, le citoyen aussi ! Et cela n’est pas nouveau !
Elle peut être une machine à mal être, à broyer. Voire de violentes injustices !
Je souhaite porter à connaissance une situation que j’ai très mal vécue pendant des mois.
2005, après une longue procédure devant les tribunaux de Toulon.
La juge se permettait des accusations graves, infondées, humiliantes, en me psychanalysant. Avec quelles connaissances ?
Aperçu du jugement de 17 pages : « Il s’estiment mais à tort intouchable en l’état du grossier stratagème imaginé et mis en œuvre de manière à tel point malhonnête et fourbe, que son auteur soit M. Bauer manifestement doté d’un quotient intellectuel très inférieur à la moyenne pour ne pas dire équivalent au plancher et don au taux le plus bas confinant à un état de débilité caractérisé, conformément à la norme utilisée par le professionnels de la santé compétents pour mesurer l’amplitude intellectuelle de chacun selon cette méthode très ancienne et invariable qui part toujours du plancher précité pour dans les meilleures hypothèses évoluer par paliers successifs crescendo, ne pouvait nonobstant la limitation de son entendement toutefois compenser par de grandes capacités sur lesquelles l’intellect quelle que soit son amplitude de meure sans influence s’agissant de la mauvaise foi, de la ruse, de la sournoiserie, de la lâcheté ».
Et que dire de l’amande disproportionnée qui m’a été infligé mettant en grave difficulté la survie économique de l’entreprise.
J’aurais aimé être jugé équitablement et dans le respect des lois de notre république, dans la dignité humaine.
Depuis cette période, cette juge que j’ai du mal à qualifier, car je ne souhaite pas à mon tour reprendre ses termes, m’a donné la force de me mettre au service des autres avec mes convictions en gardant ma liberté de parole et de pensée.
Au 21ème siècle, il est temps de revoir la tare de la balance de la justice voire de passer à une balance électronique.
Max Bauer, ancien président de la Coordination Rurale du Var.

