PARIS : Des experts en IA dévoilent les mauvaises habitudes…
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PARIS : Des experts en IA dévoilent les mauvaises habitudes de révision qui mènent à l’échec
La France intègre activement l’intelligence artificielle dans l’éducation grâce à plusieurs initiatives : les AI Cafés pour sensibiliser le public, l’application MIA pour la révision, le projet AI4T pour former les enseignants, et dès 2025, un programme national de formation via la plateforme Pix.
Le pays met aussi l’accent sur un usage éthique, encadré par la CNIL.
Dans ce contexte, l’intérêt pour l’IA explose : les recherches sur les « outils d’étude IA » ont bondi de plus de 5 000 % en un mois, selon Google Trends. Alors que la rentrée scolaire et universitaire bat son plein, l’IA s’impose déjà pour planifier les cours, réviser, créer des ressources ou accompagner les recherches des étudiants.
Les experts d’AIPRM ont utilisé l’IA pour identifier les mauvaises habitudes d’étude qui nuisent aux résultats. Christoph C. Cemper, fondateur d’AIPRM, explique comment ces outils peuvent aider à corriger ces travers et personnaliser l’apprentissage, tout en alertant sur les risques d’une dépendance excessive.

Réviser de dernière minute arrive en tête, avec un score de 10/10. Une étude récente montre que 32 % des étudiants britanniques avouent réviser de cette manière, malgré ses effets négatifs sur les résultats et la santé mentale.
Une alternative plus saine : la technique de répétition espacée. Par exemple, l’utilisation quotidienne de fiches de révision renforce la mémoire à long terme et limite la panique de dernière minute.
Effectuer plusieurs tâches simultanément pendant les révisions se place en deuxième position (9/10). Alterner constamment les tâches provoque fatigue et frustration. Les étudiants peuvent préférer la technique du mono-tasking avec la méthode Pomodoro, pour se concentrer 25 minutes sur une tâche à la fois.
Troisième, étudier sans plan (8/10) génère confusion et surcharge. L’établissement d’un planning avec objectifs quotidiens et priorités permet d’améliorer la structure des séances et de réduire le stress.
Christoph C. Cemper, fondateur d’AIPRM, explique comment l’IA peut devenir un allié efficace pour l’apprentissage, tout en mettant en garde contre les excès :
« À l’aube de cette nouvelle année scolaire, l’IA est plus présente que jamais dans l’éducation. Écoles et universités l’utilisent pour planifier les cours, créer des ressources pédagogiques, corriger les travaux ou gérer l’administration. Les étudiants, eux, se tournent vers l’IA pour simplifier les notions, réviser, recevoir des retours sur leurs travaux ou faire des recherches. Une étude menée auprès d’étudiants de 16 pays montre que près de neuf sur dix (86 %) utilisent l’IA dans leurs études ».
« Bien utilisée, l’IA peut améliorer l’efficacité, la technique d’étude et enrichir les ressources. Le défi est d’éviter la dépendance. L’IA doit accompagner la réflexion des étudiants, pas la remplacer. S’en remettre à elle comporte des risques : faibles compétences en pensée critique, mémorisation limitée, absence de références, voire plagiat ou sanctions disciplinaires ».
« C’est pourquoi les établissements doivent mettre en place des garde-fous clairs. Construire une relation saine entre étudiants et IA est une responsabilité partagée entre les étudiants et les écoles/universités. À mesure que l’IA se développe dans l’éducation, la réglementation, les connaissances et la culture autour de ces outils doivent suivre ».
https://www.aiprm.com/prompts/
Méthodologie :
- Les experts en prompts d’IA d’AIPRM ont cherché à identifier les pires habitudes d’étude selon leur niveau de stress, celles qui contribuent aux mauvais résultats aux examens.
- Pour ce faire, ils ont demandé à l’IA d’analyser et de classer ces habitudes sur une échelle de 1 à 10, où 10 = extrêmement stressant et 1 = stress minimal.
- Les critères utilisés pour le classement étaient les suivants :
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- Charge cognitive pendant l’habitude
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- Impact émotionnel (frustration, burn-out, anxiété)
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- Effets à long terme sur la confiance en soi et la performance
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- Fréquence et intensité du stress induit
- Les habitudes les plus stressantes sont celles provoquant une pression de dernière minute (révisions de dernière minute) ou une surcharge mentale (multitâche, absence de planification). Les habitudes les moins stressantes semblent anodines mais réduisent silencieusement l’efficacité de l’apprentissage et peuvent créer du stress futur en raison de résultats médiocres.
- Les commentaires d’experts ont ensuite été fournis par Christoph C. Cemper, fondateur d’AIPRM.
- La recherche a été menée en septembre 2025 et est exacte à cette date.