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PARIS : UDI – L’avenir du logement social

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PARIS : UDI – L’avenir du logement social

Stabilité, innovation et pragmatisme face aux défis budgétaires.

Amel Gacquerre, Sénatrice du Pas-de-Calais, Conseillère régionale des Hauts-de-France et Secrétaire nationale UDI chargée du logement

À l’heure où s’ouvre le 85e Congrès HLM sur le thème des « qualités du logement social », une question centrale se pose : comment préserver l’ambition sociale de notre modèle face à des contraintes budgétaires sans précédent ?

Ce sont désormais près de 2,9 millions de ménages qui sont en attente d’un logement social, 300 000 de plus en un an !

Face aux défis massifs de réhabilitation et de construction de logements, les bailleurs sociaux doivent disposer de capacités financières suffisantes, mais également de visibilité dans le cadre d’un plan d’investissement pluriannuel stable.

Néanmoins, dans ce contexte, le logement ne pourra pas complètement échapper à l’effort budgétaire nécessaire. Cette réalité doit nous pousser à l’innovation et à l’efficacité sans renoncer à nos objectifs. Et pour cela, nous avons des leviers.

La diversification des sources de financement s’avère indispensable :

L’épargne réglementée, via le livret A, reste un pilier à consolider, mais nous devons aussi explorer les financements européens et les obligations vertes.
La fin de la ponction de l’État sur les recettes des bailleurs serait une mesure décisive pour redonner des capacités de financement et des fonds propres aux bailleurs sociaux et ainsi relancer la construction de logements sociaux.
Les partenariats public-privé offrent également des opportunités, par exemple au travers des contrats de performance énergétique qui permettent d’autofinancer la rénovation par des économies générées.

L’optimisation du foncier existant est aussi un enjeu essentiel : la densification et la transformation du bâti existant constituent des gisements considérables. Nous devons privilégier la réhabilitation lourde, la surélévation et la reconversion d’espaces sous-utilisés.

Enfin, la mutualisation des moyens, les plateformes communes d’achat, la coopération entre bailleurs sociaux permettent des économies d’échelle significatives.

En résumé, l’avenir du logement social réside dans notre capacité à mobiliser des fonds suffisants, mais aussi à concilier contraintes budgétaires et exigence de qualité. En mobilisant l’innovation, la coopération et l’optimisation des ressources existantes, nous pourrons maintenir notre ambition sociale tout en respectant l’impératif de soutenabilité financière.

C’est à ce prix que nous préserverons ce pilier de notre cohésion sociale.

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine.