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PARIS : Facturation électronique, un chantier sous-estimé qui menace la compétitivité
À moins d’un an de l’entrée en vigueur de la réforme de la facturation électronique, les entreprises françaises accusent un retard alarmant.
Selon un baromètre OpinionWay pour l’Ordre des experts-comptables, seules 39 % des sociétés ont amorcé un plan d’action, tandis que 13 % ignorent encore totalement l’obligation.
Prévue initialement pour 2024 puis repoussée à septembre 2026, cette réforme vise à lutter contre la fraude à la TVA et à simplifier les démarches administratives, avec un gain attendu de 3 milliards d’€ pour l’État.
Pourtant, 38 % des entreprises n’ont aucun plan, invoquant le manque de temps, de ressources ou d’accompagnement. Pire, 64 % ne perçoivent pas de gain de productivité, et un quart ne comprend pas clairement les rôles des différents acteurs de ce futur système. Malgré ces inquiétudes, la majorité (61 %) des dirigeants se disent « confiants » quant à leur capacité à se mettre en conformité.
« Le retard des entreprises françaises face à la facturation électronique est préoccupant. Il révèle une sous-estimation des enjeux stratégiques de cette réforme. Ce n’est pas seulement un défi technologique, c’estune remise à niveau des standards financiers européens qui impose d’anticiper dès maintenant. Les organisations qui attendront 2026 risquent des surcoûts majeurs, une perte de compétitivité et une exposition accrue aux risques fiscaux. Chez ECAI, nous voyons dans ce chantier un levier décisif pour transformer la gouvernance financière, renforcer la transparence et accélérer la digitalisation des processus comptables. Ce chantier, comparable au prélèvement à la source, s’annonce comme l’un des dossiers clés de Bercy en 2026. » analyse Ketty Soued, directrice associée chez ECAI.


