PARIS : Quand l’IA rencontre l’intelligence administrative……
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PARIS : Quand l’IA rencontre l’intelligence administrative… et s’y perd
La France vient de dévoiler son projet de désignation des autorités nationales chargées de mettre en œuvre le règlement européen sur l’IA.
Le résultat : un labyrinthe administratif si dense qu’il en deviendrait presque un cas d’étude pour les systèmes d’IA à haut risque.
Un schéma à faire pâlir : chaque secteur a son régulateur… sauf ceux qui n’en ont pas, ou ceux qui doivent en gérer plusieurs en même temps.
Entre la DGCCRF (coordination opérationnelle), la DGE (coordination stratégique), l’ANSSI, le PEReN, et une myriade d’acteurs sectoriels (CNIL, Arcom, HFDS, DG Travail, etc.), une question s’impose : qui régule les régulateurs ?
- La DGCCRF coordonne, la DGE représente, l’ANSSI conseille, et le PEReN éclaire… mais qui décide ?
- Certains secteurs, comme la biométrie ou les infrastructures critiques, sont partagés entre plusieurs autorités. D’autres, comme les machines ou les équipements sous pression, semblent naviguer en eaux troubles.
- Sans oublier les zones grises où l’ANSSI ou le PEReN peuvent reprendre la main, transformant ce puzzle en un véritable jeu de l’oie réglementaire.
Le risque ? Une usine à gaz qui freine l’innovation. Dans ce maze réglementaire, les entreprises pourraient bien perdre plus de temps à identifier qui les régule qu’à se conformer aux règles. Une complexité qui, ironiquement, pourrait classer ce projet lui-même dans la catégorie des systèmes d’IA à haut risque…
« Ce projet illustre un paradoxe : pour réguler l’IA, on crée un système si complexe qu’il en devient lui-même ingérable. Il est temps de remplacer la logique du ‘chacun pour soi’ par une approche unifiée et pragmatique. », commente Alessandro Fiorentino, product Owner chez Adequacy.

