HYERES : Mobilisation du 10 septembre et vote de confiance…
Partager :

HYERES : Mobilisation du 10 septembre et vote de confiance du lundi 8 septembre, la position de Stéphane Rambaud
Mobilisation du 10 septembre et vote de confiance du lundi 8 septembre, Stéphane Rambaud, député RN de la 3ème circonscription du Var, répond aux questions de PRESSE AGENCE.
Le RN a annoncé voter contre la confiance à François Bayrou, c’est toujours le cas ?
Stéphane RAMBAUD. Oui, le Rassemblement National votera contre la confiance au gouvernement de François Bayrou.
Ses ministres sont responsables de la situation de crise que vit notre pays. Nous refusons de laisser le désastre macroniste se prolonger.
Le Premier Ministre dit que c’est un vote pour se mettre d’accord sur le constat du déficit des comptes publics et de l’importance de la dette…
Le Rassemblement National n’a aucune leçon à recevoir en ce domaine. Dès février 2024, Marine Le Pen publiait une tribune pour alerter sur l’explosion de la dette. Lors des élections législatives de 2024, Jordan Bardella et Marine Le Pen proposaient un audit sur les comptes publics – une proposition alors moquée par les propres soutiens de François Bayrou. En réalité, les orientations budgétaires présentées par François Bayrou le 15 juillet dernier ne sont en aucun cas un plan de redressement des finances publiques. Avec plus de 20 milliards d’euros d’augmentations d’impôts, de taxes et de privations nouvelles, c’est une demande continue de sacrifices des Français, sans jamais s’attaquer aux mauvaises dépenses.
Quelles sont ces mauvaises dépenses ?
SR. Plutôt que de continuellement demander des efforts aux Français qui travaillent ou qui ont travaillé,
un gouvernement courageux devra faire des économies sur le train de vie de l’État, sur les 1 244 agences et opérateurs publics, sur l’immigration, sur la contribution nette française au budget de
l’Union européenne et sur le millefeuille administratif.
N’avez-vous pas peur de participer à l’instabilité ? Ne fallait-il pas négocier avec le Premier Ministre ?
SR. Le Rassemblement National a systématiquement répondu aux invitations faites par les Premiers ministres, quels qu’ils soient. C’est bien François Bayrou qui est resté muet aux objections faites
par Marine Le Pen, notamment dans la lettre qu’elle lui a adressée le 25 juillet dernier et restée sans réponse. L’instabilité, c’est l’absence de majorité à l’Assemblée nationale. Une absence
causée par les magouilles électorales de l’entre-deux tours des élections législatives de 2024 entre la Macronie et le Nouveau Front Populaire de Jean-Luc Mélenchon.
Si le gouvernement Bayrou tombe, que faut-il faire ensuite ?
SR. Il faut dissoudre l’Assemblée nationale et rendre enfin aux Français le pouvoir de décider et de répondre à cette question : quelle majorité pour agir jusqu’à la fin du mandat d’Emmanuel Macron
À ce jour, Marine Le Pen fait l’objet d’une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire. Elle ne pourrait donc pas se représenter en cas de dissolution. Êtes-vous prêt à cette éventualité ?
Tout d’abord, nous sommes convaincus que la Justice finira par donner raison à Marine Le Pen, car elle est innocente. Ensuite, Marine Le Pen usera de toutes les voies possibles pour être candidate – notamment par la saisie du Conseil Constitutionnel qui, fidèle à sa jurisprudence, devrait protéger l’intérêt et la liberté de choix des électeurs. Les Français savent une chose : nous
ne sommes pas comme les autres. Marine Le Pen met toujours l’intérêt des Français et le destin de la France avant son propre avenir personnel. C’est à cela qu’on reconnaît les grands homes d’État, et ici une grande femme d’État. En cela, Marine Le Pen démontre une fois de plus qu’elle sera une grande présidente de la République.
Vous lancez un week-end de mobilisation ces 6 et 7 septembres, pourquoi ?
SR. Nous nous mobilisons pour rendre la parole au peuple. Face à la crise, le retour aux urnes est la seule solution : c’est le sens des institutions de la Ve République du Général de Gaulle. La
dernière fois, les Français ont été privés d’une majorité Rassemblement National à cause des accords politiciens entre la gauche, les macronistes et LR. Seule une nouvelle dissolution peut
permettre à la France de se doter d’un gouvernement stable.
Selon un sondage Elabe pour BFM TV, 69% des Français soutiennent aujourd’hui une dissolution de l’Assemblée nationale en cas d’échec du vote de confiance. Si Emmanuel Macron
refuse de dissoudre l’Assemblée nationale, il doit en tirer les conséquences et rendre sa démission afin de permettre aux Français de voter à une élection présidentielle anticipée. Dans tous les cas, les Français doivent pouvoir décider librement de leur destin.
Quelle est la position du RN sur la mobilisation populaire du 10 septembre ?
SR. Nous comprenons et partageons l’exaspération massive des Français contre Emmanuel Macron et ce gouvernement, dont le rejet est historiquement élevé dans l’opinion. Comme lors
de chaque mobilisation, nous laissons à chacun la liberté d’y participer, ou non. Cependant, nous déplorons la récupération que fait la gauche de cette manifestation au départ spontanée, et nous
pouvons craindre des débordements de l’extrême gauche, spécialiste du pourrissement de mouvements populaires.
Plus que les manifestations, la mobilisation populaire la plus efficace est celle qui peut concrètement changer les choses et qui se tiendra dans les urnes, par le vote. C’est pour cela que nous demandons la dissolution de l’Assemblée nationale, ou la démission du président de la République. Les Français
doivent s’exprimer, soit par de nouvelles élections législatives, soit par une élection présidentielle anticipée.Adoption du Mercosur
La Commission européenne a finalisé l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, votre opinion ?
SR. La Commission européenne trahit l’agriculture française, et européenne plus largement. La Commission a agi contre nos intérêts en ignorant les exigences des États membres et en faisant
tout pour contourner les vétos des pays récalcitrants.
Pourquoi vous opposez-vous au Mercosur ?
SR. Ce traité est dangereux, tout d’abord pour nos agriculteurs qui vont être victimes d’une nouvelle concurrence déloyale. Le Mercosur va voir le marché européen être envahi par l’importation massive de 160 000 tonnes de viandes bovines, 180 000 tonnes de volailles, 3,4 millions de tonnes de maïs, 190 000 tonnes de sucre… Ce traité est aussi dangereux pour l’environnement
! Le Brésil autorise encore des substances phytosanitaires interdites en France depuis 20 ans et des antibiotiques activateurs de croissance. Tous ces produits circuleront sur 7 000 à 10 000km
pour atteindre l’Europe.
La Commission européenne a elle-même reconnu que c’est un mauvais traité, en proposant un fond d’indemnisation aux agriculteurs, reconnaissant de fait les dégâts envers notre agriculture.
De plus, la Commission reconnaît ne pas disposer des outils nécessaires pour assurer la traçabilité des produits, ni leur contrôle qualité, rendant de fait caduque l’instauration de clauses miroirs.
Pour rappel, 20% de la consommation française est importée, 60% de la viande consommée dans les cantines scolaires est importée, et jusqu’à 25% des produits importés ne respectent déjà pas nos normes minimales selon un rapport du Sénat 2019. Alors que la Commission explique protéger nos produits par un protocole additionnel, il faut savoir que ces mesures de protections
n’existeront plus dans 12 ans… sauf pour les exportations allemandes pour lesquelles ce délai est de 18 ans ! En clair la Commission européenne a défendu l’intérêt industriel de l’Allemagne, en sacrifiant cyniquement l’agriculture française.
Que proposez-vous ?
SR. Lors des élections européennes de 2024, le Rassemblement National était le seul parti à fermement s’opposer au Mercosur. La Commission a démontré son mépris pour les électeurs français qui ont envoyé avec le RN la plus grande délégation d’élus au Parlement européen.
Ursula von der Leyen garde le soutien des macronistes et des LR ?
SR. Face à ses actions toxiques pour l’intérêt des nations européennes, le groupe des Patriotes pour l’Europe, présidé par Jordan Bardella, a voté pour censurer la Commission européenne -une motion de censure finalement rejetée. La France doit refuser l’application de cet accord et menacer de suspendre l’intégralité de sa participation au budget de l’UE.
La rentrée scolaire voit 12 millions d’élèves reprendre le chemin de l’école. Un mot pour eux ?
SR. Nous souhaitons une bonne rentrée et une bonne année aux 12 millions d’écoliers, collégiens et lycéens, mais également à tous les professeurs, enseignants et au personnel éducatif qui les
accompagnent chaque jour.
Reconnaissez-vous au gouvernement une action positive pour l’Éducation nationale ?
SR. Malheureusement, les gouvernements successifs ont sacrifié l’avenir de notre jeunesse. Depuis 2019, 400 écoles rurales ont fermé, ce sont les chiffres de l’Éducation nationale. Lors de cette rentrée 2025, l’Éducation nationale affiche 2 000 classes en moins dans le primaire. C’est la conséquence immédiate de la suppression de 470 emplois par le gouvernement couplée à une démographie scolaire en baisse. Malgré l’alerte des syndicats enseignants, et de nos députés à l’Assemblée nationale, le gouvernement continue de faire la sourde oreille.
Vous avez des propositions en matière d’instruction ?
SR. Depuis des années, le RN s’inquiète de l’abandon de l’École républicaine et de la jeunesse française par les gouvernements successifs, aussi bien par l’UMP – LR, par le PS, que par Macron.
Le RN intègre pleinement l’école dans son projet de redressement en privilégiant l’excellence, ce par la concentration des enseignements sur les savoirs fondamentaux – français, histoire, mathématiques – et en adaptant au mieux l’offre de formation initiale aux besoins réels des branches professionnelles.
Nous soutenons fermement nos professeurs qui sont aussi les premiers remparts face au communautarisme et à la violence islamiste tout en étant insuffisamment soutenus par leurs hiérarchies. Au Rassemblement National, nous n’oublions pas le martyr de Samuel Paty et de Dominique Bernard, et soutiendrons sans frémir les professeurs contre l’entrisme islamiste.
Malgré ces risques, les professeurs français restent parmi les moins bien rémunérés de l’OCDE.
Le RN soutient tous les métiers de l’éducation ?
SR. Nous revaloriserons leurs salaires de près de 20% et réduirons la bureaucratie pour redonner libertés et moyens aux professeurs.
Qu’est-ce que cette surprime d’assurance post émeutes que le gouvernement veut mettre en place ?
SR. Le gouvernement Bayrou veut mettre en place un fonds de réassurance, garanti par l’État, pour couvrir les dégâts liés aux émeutes. Cette mesure, qui s’inspire du régime des catastrophes naturelles, serait une surprime obligatoire de 5% sur les contrats d’assurance selon le journal Les Échos… En clair le gouvernement veut faire payer aux Français innocents son manque de fermeté face aux émeutiers. C’est un scandale absolu qui s’apparente à une double peine : les Français subissent les émeutes, et en paient les conséquences financières !
Que proposez-vous ?
SR. Nous voulons appliquer le principe du casseur-payeur : les émeutiers doivent payer, pas les victimes. Dès novembre 2022, une proposition de loi visant à faire payer aux vandales leurs
dégradations sur le mobilier urbain a été déposée à l’Assemblée nationale par le député RN Alexandre Sabatou. À la suite des émeutes de 2023, notre groupe avait déposé un amendement
visant à expulser des logements sociaux les auteurs de dégradation de bien public.
Les Français prennent déjà en charge, en tant que contribuables, le coût de la construction de ces infrastructures publiques, et ils devraient payer une nouvelle fois ? Ce n’est pas juste !
Nous rétablirons la sécurité pour les Français, l’ordre dans les rues, et feront payer aux casseurs leurs fautes.
Le gouvernement veut faire payer aux Français le prix de ses échecs ?
SR. C’est hors de question. Plus que jamais, ce gouvernement ne peut obtenir notre confiance lors du vote du 8 septembre : Bayrou va tomber, il en va de l’intérêt des Français.
Photo PRESSE AGENCE.


