PARIS : Nouvelle étude sur la contraception, des jeunes (18…
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PARIS : Nouvelle étude sur la contraception, des jeunes (18-30 ans) désinformés par Internet
Alors que les débats sur la fiabilité de l’information en ligne s’intensifient et que les politiques de modération sur les réseaux sociaux évoluent, l’accès et la diffusion d’informations fiables en matière de santé devient un enjeu crucial pour une génération en manque de repères.
L’EPF (Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs), avec le soutien du laboratoire Organon, dédié à la santé des femmes, publie une étude1 alarmante sur le niveau d’éducation contraceptive en France. Menée auprès de jeunes Européens âgés de 18 à 30 ans, tous sexes confondus, l’étude évalue leur niveau de connaissances en matière de contraception et analyse leurs principales sources d’information.
L’école, largement absente du parcours d’éducation sexuelle des jeunes
Alors même que la France occupe la 1ʳᵉ place dans l’Atlas de la contraception, qui évalue les politiques en matière d’accès à la contraception , seuls 24 % des 18-30 ans citent l’école comme source d’information1 :
- Un chiffre bien en dessous de ceux relevés en Finlande (51%), en Autriche (53%) ou aux Pays Bas (44%) Þ Et équivalent, voire inférieur, à des pays moins bien notés dans l’Atlas, comme la République Tchèque (31%), l’Italie (28%) ou la Roumanie (24%)
En l’absence de repères scolaires solides, Internet est désormais la principale source d’information
Aujourd’hui 30 % des jeunes (18-30 ans) en France déclarent s’informer sur la contraception via Internet et 20 % via les réseaux sociaux. Une information en ligne trop souvent approximative, non vérifiée, voire trompeuse. En effet, 47 % des Français disent avoir déjà vu passer une fake news en santé, et 35 % estiment qu’il est difficile de trouver des informations fiables.
Un accompagnement par les professionnels de santé jugé insuffisant par les jeunes
Près d’un quart (22%) des jeunes Européens estiment que les professionnels de santé ne leur présentent pas l’ensemble des options disponibles.
En France, les méthodes de contraception les plus fréquemment abordées lors des consultations sont le préservatif masculin et la pilule, chacun cité par 43 %1 des jeunes. En revanche, les méthodes de longue durée comme l’implant (19 %)1 ou le stérilet (10 %)1 sont nettement moins souvent mentionnées. Ce manque de dialogue et de clarté alimente un sentiment de défiance, chez les jeunes, qui peinent à trouver un accompagnement adapté à leurs besoins et attentes.


