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PARIS : Mois de la santé sexuelle, le préservatif féminin…

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PARIS : Mois de la santé sexuelle, le préservatif féminin, ce grand invisible !

À l’occasion du Mois de la santé sexuelle, marqué par trois dates clés — Journée mondiale de la santé sexuelle (4 septembre), Journée internationale du préservatif féminin (16 septembre) et Journée mondiale de la contraception (26 septembre) — Terpan, spécialiste français de la santé sexuelle et de la réduction des risques (RdR), alerte sur un paradoxe préoccupant.

Bien que gratuit pour les moins de 26 ans depuis janvier 2024 et pris en charge à 60 % pour les plus de 26 ans sur présentation d’une ordonnance, le préservatif féminin reste méconnu, peu prescrit et rarement utilisé.

Selon les données de Terpan, dont la gamme féminine So Sexy & Smile® et la gamme masculine Sure & Smile® font partie du dispositif national de gratuité en pharmacie,1, les préservatifs féminins (aussi appelés préservatifs internes) n’ont représenté que 28 % des produits commandés par les pharmaciens. À l’échelle des ventes de préservatifs globales de l’entreprise, la part chute à 4 %.

« Aujourd’hui, le préservatif interne souffre d’un vrai manque de visibilité auprès du grand public. Beaucoup de professionnels de santé et notamment de pharmaciens ignorent encore qu’ils sont entièrement pris en charge pour les moins de 26 ans et, de fait, cette alternative n’est pas disponible en officines. Ce manque d’information prive les jeunes femmes d’un moyen de protection synonyme d’indépendance, sûr et efficace », alerte Alexandra Guérin, responsable qualité et affaires réglementaires chez Terpan.

Un mois de sensibilisation au port du préservatif, en perte de vitesse.

Les études se succèdent et le constat reste le même : les Français se protègent de moins en moins. Résultats : le pays connaît une recrudescence des Infections Sexuellement Transmissibles (IST), ainsi qu’une augmentation des comportements à risque, notamment chez les jeunes. Entre 2014 et 2022, la proportion d’adolescents sexuellement actifs ayant utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport sexuel est passée de 70 % à 61 % chez les garçons et de 63 % à 57 % chez les filles2.

Un recul qui a de quoi inquiéter puisqu’en 2023, 17 % des nouveaux cas de séropositivité concernaient des jeunes de moins de 25 anset 79 % des jeunes exposés à une IST n’avaient pas utilisé de préservatif, un chiffre qui grimpe à 83 % chez les femmes (plus souvent dépendante de leur partenaire).Ces chiffres inquiétants entraînent également une hausse des grossesses non désirées : 243 623 interruptions volontaires ont été comptabilisées en 2023.5

Les pharmaciens : un relais encore sous-exploité.

Premier maillon de la chaîne d’accès aux produits de santé, les pharmaciens jouent dans ce contexte un rôle clé. Mais ils sont encore trop peu sensibilisés au dispositif de gratuité du préservatif féminin. Ce manque d’information et la faible visibilité de ces produits en officines freinent leur diffusion. Pourtant, certaines initiatives montrent que l’implication de ces professionnels de santé fait une réelle différence.

« Le réseau SIS Officine, en partenariat avec Terpan, a mené dans ses officines une grande campagne de sensibilisation mettant en avant la gratuité de notre gamme féminine en septembre dernier dans le cadre du dispositif pour les moins de 26 ans. Et, les résultats ont été au rendez-vous, confirmant la pertinence de ce type d’action des professionnels auprès du grand public » précise Alexandra Guerin.

Un levier d’égalité et d’émancipation contre les inégalités de genre en santé sexuelle.

Le préservatif féminin ne se contente pas d’être un outil de protection efficace contre les IST et les grossesses non désirées. Il incarne une avancée majeure en matière d’égalité et d’autonomie.

Protection discrète et aussi fiable que son homologue masculin, pouvant être insérée jusqu’à huit heures avant un rapport sexuel, il permet aux femmes de ne plus dépendre de leur partenaire pour se protéger. Il constitue également un levier puissant contre les nouvelles formes de violences sexuelles telles que le retrait non consenti du préservatif masculin pendant l’acte sexuel. En France, une femme sur dix serait victime de cette pratique.6 

« En cette rentrée placée sous le signe de la prévention, le préservatif féminin doit devenir un réflexe, et non rester une exception. Informer, prescrire, distribuer : ces trois leviers sont essentiels pour sortir le dispositif de gratuité de l’ombre et garantir un accès équitable à la protection pour toutes et tous », conclut Alexandra Guérin.

1 La gamme de préservatifs internes So Sexy & Smile® intègre la liste en mars 2024.  

2 Rapport de l’OMS publié en août 2024 

3 Chiffres Santé Publique France publiés en novembre 2024

Données de SIS Association, résultats 2024 de ses lignes d’écoute sur les IST chez les moins de 25 ans. 

5 Données 2023 du Système national des données de santé, publiées ICI

Source issue de Fréquence Médicale, article « Stealthing : machiavélisme, narcissisme et psychopathie associés au retrait du préservatif non consenti », du 9 janvier 2024 (ici)

A propos de Terpan

La société Terpan, située à Gallardon (Eure-et-Loir), commercialise chaque année plus de 50 millions de préservatifs dans le monde, notamment via des associations comme AIDES, Médecins du Monde, Médecins sans Frontières, ou encore la Croix-Rouge. Depuis 2024, la Haute Autorité de Santé a validé la prise en charge par l’Assurance Maladie de ses préservatifs masculins et féminins, Sure & Smile® et So Sexy & Smile®, distribués gratuitement aux moins de 26 ans en officine. Terpan a également remporté un appel d’offres auprès des Hauts-de-France pour installer des distributeurs dans plus de 100 collèges et lycées de la région, fournissant ainsi 13 000 préservatifs pour sensibiliser les jeunes à la protection contre les infections sexuellement transmissibles.

Site internet : https://terpan.fr LinkedIn Facebook Instagram

En favorisant une (re)prise de pouvoir dans la sphère intime, il s’inscrit pleinement dans la lutte contre le patriarcat sanitaire et les inégalités de genre en santé sexuelle. Sa démocratisation représente donc un levier essentiel pour une sexualité libre, informée et égalitaire.