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MAPUTO (Mozambique) : Daniel CHAPO salue la décennie de tra…

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MAPUTO (Mozambique) : Daniel CHAPO salue la décennie de transformation d’Akinwumi Adesina à la tête de la Banque africaine de développement

Le président du Mozambique, Daniel Chapo, a salué la décennie de transformation d’Akinwumi Adesina à la tête de la Banque africaine de développement.

Le président du Mozambique, Daniel Chapo, a rendu hommage à Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement, pour une décennie de leadership transformateur. Lors de l’Assemblée générale des actionnaires d’Africa50 à Maputo, le président Chapo a souligné l’impact significatif d’Adesina, tant au sein de la Banque qu’en tant que président du Conseil d’administration d’Africa50.

Un héritage institutionnel et humain

« Votre héritage n’est pas seulement institutionnel, il touche la vie des Africains », a déclaré le président Chapo. Il a remercié Adesina pour son rôle dans l’amélioration de la vie de millions de personnes à travers le continent. Alain Ebobissé, directeur général d’Africa50, a également salué les réalisations d’Adesina, notamment le succès de l’Alliance pour les infrastructures vertes en Afrique (AGIA).

Une discussion informelle

Une discussion informelle, animée par Nozipho Mbanjwa-Tshabalala, directrice générale de The Conversation Strategists, a exploré l’héritage d’Adesina en matière de transformation institutionnelle. Adesina a appelé à une vision africaine audacieuse et collective, soulignant l’importance des infrastructures essentielles comme la production d’électricité pour la croissance économique.

L’importance de l’électricité

« Les économies qui n’ont pas d’électricité ne peuvent jamais croître. Il existe une corrélation directe entre la croissance du PIB et l’accès à l’électricité », a-t-il souligné. Adesina a également contesté la perception d’un risque élevé d’investissement en Afrique, citant les données de Moody’s qui montrent des pertes cumulées de seulement 1,9 % sur 15 ans.

La jeunesse africaine

Concernant la jeunesse, Adesina a insisté sur la nécessité de transformer les 420 millions de jeunes Africains en atout économique. « Tout ce que nous faisons doit être centré sur la jeunesse africaine — si vous ne créez pas de richesses basées sur les jeunes, qui paiera les impôts demain ? », a-t-il interrogé.

Une décennie de croissance et d’impact

Sous la direction d’Adesina, la Banque africaine de développement a battu des records, faisant passer son capital de 93 milliards de dollars en 2015 à 318 milliards en 2024. Cette croissance a permis aux initiatives phares de la Banque, les « High 5 », d’avoir un impact sur la vie de 565 millions d’Africains dans des domaines essentiels : accès à l’énergie, sécurité alimentaire, industrialisation, intégration régionale et amélioration de la qualité de vie.

Africa50 : de la vision au leadership mondial en infrastructures

Les réalisations d’Adesina se sont également étendues à Africa50, qui est passée d’un concept à un facilitateur majeur d’infrastructures avec 1,4 milliard de dollars d’actifs sous gestion, une valeur totale des sociétés du portefeuille dépassant 8 milliards de dollars, 33 projets actifs couvrant l’énergie, les transports, les infrastructures numériques, la santé et l’éducation dans 32 pays, et 275 millions de dollars levés auprès de plus de 20 investisseurs institutionnels africains en faveur du Fonds pour l’accélération des infrastructures en Afrique.

Un héritage collectif

Adesina, qui se prépare à passer la main à la tête de la Banque africaine de développement le 1er septembre 2025, a déclaré : « Mon héritage n’est pas personnel. Mon héritage, c’est une Afrique assez forte pour mobiliser les financements nécessaires à sa transformation à grande échelle. Nous avons atteint notre maturité et nous pouvons gérer nos propres défis et présenter des résultats. »