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SAINT-RAPHAËL : Commémoration des victimes des crimes racis…

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SAINT-RAPHAËL : Commémoration des victimes des crimes racistes et antisémites

La Ville de Saint-Raphaël a rendu hommage aux victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et aux « Justes » de France lors d’une cérémonie solennelle.
Le dimanche 20 juillet, Fréderic Masquelier, maire de Saint-Raphaël, a présidé une cérémonie en mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et en hommage aux « Justes » de France. La cérémonie s’est déroulée face à la stèle érigée en leur honneur au Jardin Beaurivage, en présence de plusieurs personnalités.

Présence de personnalités

Parmi les personnalités présentes, on comptait Myriam Garcia, sous-préfète de l’arrondissement de Draguignan, Guillaume Decard, vice-président du conseil départemental du Var, Aurore Laroche, conseillère régionale, et Julie Lechanteux, députée de la 5e circonscription du Var.

Allocution du maire

Lors de son allocution, Fréderic Masquelier a déclaré : « Nous sommes aujourd’hui réunis avec gravité mais avec fidélité, fidélité à notre histoire, à nos principes et à ces hommes et ces femmes qui, dans la nuit de la barbarie, ont choisi de rester humains. Ces « Justes » étaient plus de 4 200 en France et ici même, à Saint-Raphaël, l’Œuvre de Secours aux Enfants a sauvé, discrètement et courageusement, près de 400 enfants dans la Villa Mariana ». Le maire a ensuite rappelé l’importance du devoir de mémoire dans la politique raphaëloise : « Les Justes ne nous ont pas laissé un monument mais une leçon : quand le monde chancelle, il faut rester debout ; quand l’injustice règne, il faut désobéir ; quand la haine revient, il faut la nommer. Leur courage ne doit pas s’éteindre avec leurs noms, il doit devenir une force en nous, celle de dire non, de ne jamais détourner le regard, d’être courageux et de rester humains jusqu’au bout ».

Interventions et moments forts

La cérémonie a été marquée par des allocutions de Marc Allouch, vice-président national de ZAKHOR pour la Mémoire, de Daniel Darmon, président de l’association cultuelle israélite de Fréjus/Saint-Raphaël, et de Franck Israël, président de l’ensemble des communautés juives de la Côte d’Azur et président du consistoire régional. Myriam Garcia a conclu cette série de prises de parole en lisant le message de Patricia Miralles, secrétaire d’État auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la mémoire.

Moments musicaux

La violoniste Camille Vincent a accompagné ce moment de recueillement en interprétant avec virtuosité trois morceaux à la symbolique forte : « Jérusalem d’or », la bande originale du film « La liste de Schindler » puis « Canon de Pachelbel ». Un ruban rouge était noué autour de son poignet, rappelant le personnage bien réel de la petite fille en manteau rouge dans la fiction de Steven Spielberg, seule touche de couleur dans ce film en noir et blanc.

Dépôts de gerbes et hommages

L’assemblée a ensuite procédé à 7 dépôts de gerbes, avant que ne résonne la sonnerie aux morts, interprétée à la trompette, suivie d’une minute de silence. Les hymnes israélien et français ont empli les lieux puis le salut des autorités aux porte-drapeaux a conclu la cérémonie.

La Rafle du Vel d’Hiv

Il y a 83 ans, les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 juifs furent arrêtés par la police française : 1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants furent enfermés dans l’enceinte sportive tandis que les couples sans enfants et les célibataires furent internés au camp de Drancy. Du 19 au 22 juillet, les familles furent transportées dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, adultes et adolescents en priorité. Aucun d’entre eux ne revint.

Reconnaissance officielle

Il fallut attendre plus de 50 ans pour que la France reconnaisse officiellement sa responsabilité dans la déportation et l’extermination de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, plus précisément le 16 juillet 1995, lors d’un discours du président Jacques Chirac qui marqua les esprits. 30 ans plus tard, Saint-Raphaël a réaffirmé la nécessité de ne jamais oublier les horreurs du passé, de faire rempart à la haine et à la violence pour que jamais ne se reproduisent ces heures sombres de la France.