PARIS : Lutte contre la vie chère dans les territoires ultr…
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PARIS : Lutte contre la vie chère dans les territoires ultramarins
La fracture inacceptable : un constat alarmant.
Le niveau général des prix dans les territoires ultramarins est fortement et durablement plus élevé qu’en Hexagone. Ce constat récurrent s’inscrit dans une problématique structurelle, aux conséquences directes sur le pouvoir d’achat des ménages, la cohésion sociale et l’égalité territoriale. La cherté de la vie Outre-mer résulte de la combinaison de plusieurs facteurs systémiques : l’étroitesse des marchés locaux, une intensité concurrentielle insuffisante, une dépendance marquée aux importations, des barrières à l’entrée qui freinent l’émergence de nouveaux acteurs économiques, des coûts d’approche élevés (fret, livraison, droits de douane), et un éloignement structurel des grands centres économiques mondiaux. À ces éléments s’ajoute un facteur fiscal propre aux DROM : l’octroi de mer, représentant en moyenne 5 % du prix final des biens de consommation courante.
Cette configuration produit des écarts de prix significatifs dans des secteurs essentiels, notamment l’alimentation. Les écarts de prix entre Outre-mer et Hexagone en 2022 sont les suivants :
– Saint-Martin : +47 %
– Guadeloupe : +42 %
– Guyane : +30 %
– Martinique : +40 %
– La Réunion : +36 %
Tous les territoires ultramarins sont concernés. Cette pression sur les prix affecte en priorité les produits de première nécessité, aggravant les inégalités de conditions de vie entre citoyens de la République. La persistance de ces écarts alimente un sentiment d’injustice largement partagé. Les mouvements sociaux, notamment ceux survenus en Martinique en septembre 2024, s’inscrivent dans une continuité avec les mobilisations de 2009 et 2021. Ils traduisent un malaise structurel autour des inégalités perçues entre les territoires ultramarins et l’Hexagone. Cette situation questionne directement la capacité de la République à garantir l’égalité réelle à l’ensemble de ses citoyens.
Source : Comité Interministériel des Outre-mer (CIOM).


