PARIS : Les filles décrochent en maths dès le CP, une réali…
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PARIS : Les filles décrochent en maths dès le CP, une réalité française qui interroge
Une étude alarmante sur le décrochage des filles en mathématiques.
Une étude de grande ampleur menée par Stanislas Dehaene et Pauline Martinot auprès de 3 millions d’écoliers français, et publiée dans la revue Nature, révèle un constat alarmant : si filles et garçons ont des niveaux quasi identiques en mathématiques à l’entrée en CP, un écart significatif se creuse dès quatre mois d’école, au profit des garçons.
Un écart qui s’accentue jusqu’aux études supérieures
Après un an, les garçons sont plus de deux fois plus nombreux que les filles parmi les 5 % des meilleurs élèves en maths. Et ce n’est pas un hasard : la France affiche l’un des plus forts écarts de genre en mathématiques au sein des pays de l’Union européenne, un écart qui ne cesse de s’accentuer jusqu’aux études supérieures.
Des facteurs multiples à l’origine du décrochage
Ce décrochage précoce serait dû à plusieurs facteurs :
– Une anxiété mathématique plus marquée chez les filles, amplifiée dans les situations de test.
– Des biais de genre transmis dès l’enfance, par la famille et parfois l’école.
– Une transmission involontaire de cette anxiété par les enseignants, en majorité des femmes, qui manquent souvent de confiance dans leur propre rapport aux mathématiques.
Des pistes concrètes pour remédier au problème
L’étude avance plusieurs pistes concrètes :
– Multiplier les jeux et activités ludiques autour des maths dès la maternelle, pour renforcer l’aisance et le plaisir d’apprendre.
– Former les enseignants à une pédagogie décomplexée des maths, en travaillant leur propre confiance dans la discipline.
– Garantir une vigilance accrue aux biais de genre, dans les pratiques éducatives comme dans les représentations transmises aux élèves.
Étude de Stanislas Dehaene et Pauline Martinot
Source : Fondation AlphaOmega.
