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LA LONDE-LES-MAURES : Une allocution marquante pour la rena…

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LA LONDE-LES-MAURES : Une allocution marquante pour la renaissance des Bormettes avec Naval Group

À La Londe-les-Maures, le 23 juin 2025, François de Canson, maire de La Londe-les-Maures et président de Méditerranée Porte des Maures, a prononcé un discours empreint d’émotion et de vision.

Cette réunion publique était consacrée au projet de réindustrialisation du site des Bormettes avec l’implantation de Naval Group, en prélude à l’enquête publique qui se déroulera du 7 juillet au 8 août.

Aux côtés du maire, de nombreux intervenants : élus, représentants de l’État, experts et partenaires du projet, étaient présents pour répondre aux interrogations du public et apporter un éclairage sur les enjeux techniques, environnementaux et économiques.

Un ancrage personnel et collectif

En ouverture, l’élu a rappelé l’importance de ce territoire pour lui-même et pour l’ensemble des habitants :
« Il est des lieux qui nous façonnent. Des lieux qui ne sont pas seulement des paysages, mais des racines ».
Il a souligné que La Londe-les-Maures « n’est pas seulement la ville que je gère avec vous depuis près de vingt ans. Elle est la ville de mon enfance, la ville de ma vie, la ville de mes enfants ».
Ce lien intime avec la commune, il l’a présenté comme la source de son engagement constant pour la protéger et la développer, tout en rappelant le rayonnement acquis par la ville à l’échelle régionale et nationale.

Redonner vie à un site historique

François de Canson a retracé l’histoire industrielle des Bormettes, soulignant l’équilibre entre agriculture, industrie et tourisme qui a forgé l’identité locale. Il a évoqué la fondation de la Société des Mines des Bormettes en 1885 et la naissance d’une cité ouvrière exemplaire, « un quartier pensé pour la vie. Pour la dignité. Pour les familles. Les Bormettes, ce n’était pas un quartier. C’était une promesse ».
Le maire a également rappelé la longue période d’abandon du site : « Trente ans de silence. Trente ans de murs tagués. Trente ans d’oubli. Cela aussi, ce n’était pas tolérable ».

Refus de la spéculation, choix de la renaissance

Avec fermeté, il a réaffirmé le refus de la spéculation immobilière et l’attachement à la mémoire collective :
« Jamais je n’ai accepté qu’on transforme cette mémoire en carte postale pour promoteurs. J’ai dit non aux marinas. Non à la spéculation. Non à l’immobilier. Mais aussi, non à l’oubli ».
Il a indiqué que le seul projet envisagé fut toujours celui de la réindustrialisation, mais « pas n’importe laquelle : une réindustrialisation digne de ce que nous sommes. Une réindustrialisation exigeante, utile, humaine ».

Un projet d’avenir pour La Londe et la région

Le retour de Naval Group s’inscrit dans un Plan Urbain Partenarial de 16 millions d’euros, visant à « mettre à niveau les voiries, adapter la station d’épuration, aménager un parc paysager public, requalifier le front de mer, moderniser les équipements publics… ».
Il a souligné l’impact concret pour la population :
« Dès septembre, ce sont 3,5 millions qui serviront à protéger le quartier des inondations du capricieux Carrubier : reprendre et prolonger le mur protecteur jusqu’à l’école Antoine Bussone, créer un déversoir de sécurité, refaire entièrement le canal du Carrubier jusqu’à la mer, et reconstruire la passerelle piétonne du sentier littoral ».

La nouvelle implantation de Naval Group prévoit la création de 550 emplois directs et la préservation de 60 % d’espaces verts. Le maire a insisté sur une dynamique d’innovation respectueuse de l’histoire et du territoire :
« C’est une vitrine d’excellence à hauteur d’homme. 550 emplois directs. 60 % d’espaces verts. Des bâtiments sobres. Une intégration douce dans le site. Un site tourné vers l’innovation, mais inscrit dans notre histoire ».

Un engagement pour la jeunesse et l’avenir

François de Canson a mis en avant la volonté de permettre aux jeunes de « vivre et travailler ici », soulignant l’importance d’un territoire qui vit de présence et d’ancrage autant que du tourisme. Il a appelé à l’excellence sans arrogance, à l’ambition sans démesure, et à la transparence du projet.

Participation citoyenne et ouverture

Une invitation forte à la participation de tous :
« Le 7 juillet, s’ouvre l’enquête publique. Et ce week-end, les 28 et 29 juin, des visites du site sont organisées. Je vous invite à y participer. Pour mieux comprendre. Faites-vous votre idée. Posez vos questions. Engagez-vous ».

Une étape décisive pour le territoire et la France

La Londe-les-Maures renoue avec « une ambition pour les décennies qui viennent : c’est l’alliance du passé et de l’avenir, du patrimoine et de l’innovation, de l’économie et de l’écologie ».
Le maire a cité Jacques Chaban-Delmas : « Il n’y a pas d’avenir sans mémoire. Il n’y a pas de progrès sans fidélité ».
Enfin, il a conclu sur la dimension collective de ce projet, symbole de renaissance, d’attachement à l’histoire et de confiance dans l’avenir :
« Ce projet, c’est notre manière de dire à l’histoire : nous n’avons rien oublié. Et à l’avenir : nous sommes prêts ».

À travers ce projet, La Londe-les-Maures renoue avec une histoire faite de labeur, d’ancrage et de fierté collective. En accueillant un fleuron industriel national, la commune affirme sa place dans une France qui avance, qui crée et qui protège.

Cette allocution, par sa sincérité et sa densité humaine, restera comme l’un des grands moments de la vie publique londaise. Une pierre posée dans l’histoire d’un territoire qui se souvient de son passé et construit, avec exigence et cœur, son avenir.