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PARIS : Jeux vidéo et intelligence artificielle, évolution…

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PARIS : Jeux vidéo et intelligence artificielle, évolution de l’IA dans le gaming

Dans le secteur des jeux vidéo, l’intelligence artificielle ne serait plus une simple ressource pour programmer le comportement d’un ennemi dans un jeu d’action ou la difficulté du “boss” pour finir le jeu.

Ce sera avant tout un moteur créatif permettant de réaliser des dialogues dynamiques, intégrant des mondes entiers et proposant une expérience de jeu individualisée à la volée. Ce renversement de perspective en cours de consolidation opère un changement dans la conception, la production et l’expérience de jeu, apte à toucher non seulement les joueurs mais les développeurs de jeux aussi.

De l’outil de gameplay à partenaire créatif

Historiquement au sein des jeux vidéo, l’IA servait avant tout à simuler l’intelligence d’un personnage non-joueur (PNJ), souvent dans des scripts figés. Mais grâce à des progrès sans précédent sur le traitement du langage naturel, l’apprentissage machine et les modèles génératifs, l’IA devient un assistant de création. C’est le cas du projet Ghostwriter d’Ubisoft capable de produire des répliques contextuelles pour les PNJ, une fonction mineure dispensant les scénaristes de passer des heures à enrichir des centaines de répliques.

Ce type d’outil ne remplace pas les écrivains humains, mais constitue plutôt un support à retravailler, pour accroître productivité et qualité. C’est ce qui va permettre aux studios de proposer des scénarios où les univers, plus riches, deviennent peuplés de personnages réagissant intelligemment aux actions du joueur.

L’IA au service des mondes procéduraux

 La génération procédurale est depuis longtemps mise à profit pour les niveaux ou la carte de certains jeux, à l’instar de Minecraft ou No Man’s Sky. L’IA vient aujourd’hui donner une nouvelle dimension aux jeux vidéos, car elle permet de générer la géographie, mais aussi la mise en piste des quêtes, les histoires secondaires, voire les systèmes de jeu eux-mêmes.

C’est le cas des investissements d’Electronic Arts qui utilise l’IA pour concevoir une dimension adaptative des expériences proposées dans des titres tels que FIFA ou The Sims. Dans ces titres l’enjeu est de proposer un scénario différent en fonction des joueurs par l’analyse de leur style de jeu, de leurs choix effectués, et de leurs préférences. De la narration linéaire, on passe à une narration émergente, modélisée en temps réel dans le cadre de la partie.

Une personnalisation radicale de l’expérience

Ce niveau de personnalisation s’appuie sur une analyse en continu des données en jeu. L’IA n’est plus là pour générer une histoire, elle façonne l’histoire au fur et à mesure du jeu. Ce qui permet d’aboutir à des jeux qui pourront effectivement être adaptés à chaque joueur comme si celui-ci était en fait le véritable destinataire de l’objet offrant tant d’options et qui leur fait bénéficier d’un contenu singulier. On peut très bien envisager de disposer d’un jeu de rôle dans lequel le dialogue avec les PNJ serait modulé selon votre ton de voix ou votre émotion.

Cette même logique s’applique à d’autres secteurs en relation avec le gaming comme les jeux casino gratuit machine à sous. Les dispositifs mis en place dans les plateformes de casinos en ligne, où l’IA est exploité depuis déjà quelques années pour offrir un service fluide et adapé, se retrouvent dans les jeux de casino en direct dont l’IA a une place essentielle.

Elle s’occupe à présent de rendre non seulement l’aspect visuel en temps réel mais elle prend en charge le profilage des joueurs en analysant leurs comportements pour personnaliser les recommandations ou les bonus de fidélité. Tout dans une optique de fideliser les joueurs en adaptant l’offre de jeux au maximum.

Les enjeux éthiques de l’IA

Malgré ces avancées spectaculaires, il faut s’interroger sur l’intégration de l’IA. Elles nécessitent d’abord des capacités de calcul incompressibles et un contrôle de la latence très développée pour des jeux multijoueurs. Ensuite, sur le plan créatif, certains craignent que l’IA dilue la vision artistique d’un jeu ou conduise à des expériences trop homogènes.

Est-ce vraiment si nouveau cependant ? C’est plutôt l’aspect éthique qui prime. Que se passerait-il si cette IA générait, même involontairement, un contenu offensant ou en cas de dérive algorithmique ? Comment garantir la transparence sur les contenus produits par une machine ? Les studios sont ainsi obligés de faire avec des systèmes nouveaux, avec l’accompagnement de nouvelles réflexions éthiques mais aussi l’apparition de nouveaux risques technologiques nécessitant des gardes-fou technologiques, voire humains.

Vers un futur de co-création

 Malgré ces défis, le potentiel de l’IA dans la création de contenu interactif reste immense. On ne parle plus d’une technologie de soutien, mais d’un véritable partenaire de création. Dans un avenir proche, il est probable que les outils IA permettront même aux joueurs de créer leurs propres missions ou personnages à partir de simples consignes textuelles, transformant le joueur en co-auteur.